
Ce mardi 16 janvier en début d’après-midi, Michel Claude, premier adjoint au maire d’Houtaud, se rend sur les hauteurs de la commune où la présence d’un nouveau dépôt sauvage a été signalé. En arrivant sur place, il constate la présence d’un véhicule, hayon arrière ouvert et celle d’un homme occupé à jeter des affaires dans le bois. L’élu se décide instinctivement à intervenir.
Il raconte : « Portable en main, je me suis adressé à l’individu et lui ai demandé de récupérer l’objet qu’il venait de jeter dans le ravin. Il a refusé, j’ai décliné mon identité et ma fonction, nous avons eu des échanges vifs mais corrects. Malgré mon insistance, l’homme a refusé à plusieurs reprises de reprendre l’objet jeté dans la nature, prétextant l’avoir trouvé sur l’accotement. À ce moment-là, une jeune femme, assise côté passager, est sortie en furie du véhicule et m’a donné plusieurs gifles au visage tout en faisant tomber mes lunettes et mon portable pour essayer de le piétiner. Les intéressés âgés d’une trentaine d’années sont vite remontés dans leur voiture pour partir en trombe en direction de Sombacour ».
À la suite de l’agression, Michel Claude porte plainte à la gendarmerie de Pontarlier après la visite d’un médecin et son verdict de trois jours d’ITT.
Les auteurs des faits interpellés
Une patrouille de militaires de Frasne s’est rendue immédiatement sur place et l’enquête a permis d’auditionner rapidement les auteurs des faits, localisés dans la vallée de la Loue. Placée en garde à vue, la femme à l’origine des gifles a été déférée au parquet et répondra de ses actes devant le tribunal au mois de juin prochain. L’homme a quant à lui été verbalisé pour dépôt sauvage. Quelques jours après les faits, l’élu reste choqué et inquiet pour l’avenir : « Je n’arrive toujours pas à réaliser ce qui m’est arrivé. Réalité ? Cauchemar ? Je m’inquiète pour l’avenir de cette femme. Quelle éducation va-t-elle donner à ses enfants ? Nous autres élus, sommes désormais confrontés à nos concitoyens qui n’ont que des droits. Peu connaissent le fonctionnement d’une commune et encore moins les devoirs qu’ils ont envers les lois. En ce qui concerne les dépôts sauvages, nous ne sommes pas aidés… Pas le droit de poser des caméras, entre autres, sans prévenir les délinquants qui ont des droits, eux… Je suis dépité. J’espère que la condamnation de cette « furie », et je pèse mes mots, sera à la hauteur de ce que je vis ».
Des marques de soutien
Depuis mardi dernier, Michel Claude reçoit de nombreux témoignages de soutien dont ceux de Patrick Genre, président de la communauté de communes du Grand Pontarlier, du sous-préfet de Pontarlier mais aussi de David Lisnard, président de l’Association des maires de France (AMF).
La lutte contre les dépôts sauvages est un combat quotidien. Pour la seule année 2023, 12 plaintes ont été déposées par la commune de Houtaud, dont deux ont abouti à l’identification des auteurs. La brigade « verte » d’Orchamps-Vennes qui devrait voir le jour cette année aura sans aucun doute du pain sur la planche pour régler une problématique qui touche malheureusement de nombreuses autres communes du Haut-Doubs.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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