
Le verdict est tombé. Vendredi 19 janvier 2024, trois personnes ont été condamnées pour l’agression d’Oriane Filhol, adjointe au maire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Ils ont reconnu n’avoir aucun grief personnel contre l’élue mais ont répondu à une commande pour la somme de 2 500 euros chacun, indique la Ville dans un communiqué.
À lire aussi
Un guet-apens ciblé
Les trois prévenus ont été arrêtés mercredi 17 janvier. Placés en garde à vue, ils sont passés en comparution immédiate au tribunal judicaire de Bobigny (Seine-Saint-Denis) ce vendredi.
Tous ont reconnu avoir « participé au guet-apens qu’ils ont tendu ce soir là », précise la municipalité. « Chacun a joué son rôle : le premier qui connaissait le statut d’élue de Mme Filhol, l’a désigné aux deux autres et conduit le véhicule pour fuir la scène de l’agression. Le second a mis au sol Madame Filhol et l’a frappé à plusieurs reprises pendant que le dernier faisait le guet ».
Le commanditaire n’a pas été appréhendé. Le prévenu qui connaissait l’élue a été condamné à la plus lourde peine de 18 mois de prison dont 12 fermes, ainsi qu’une interdiction de paraître sur le territoire de Saint-Denis.
Celui qui a frappé, à douze mois dont six fermes. Le dernier a été condamné à huit mois avec sursis avec une obligation d’assister à un stage de citoyenneté.
Une première étape
« C’est une première étape judiciaire dans cette sordide affaire car le commanditaire doit encore être trouvé et arrêté », poursuit la commune.
Alors qu’elle sortait d’une réunion de travail, la 6ᵉ adjointe chargée de la solidarité et des droits des femmes a été suivie par plusieurs individus. Ces derniers l’ont ensuite fait chuter au sol puis lui ont porté des coups de pieds sur le corps et au visage avant de prendre la fuite. Selon L’AFP, deux des agresseurs seraient âgés de 18 ans.
Les faits ont profondément choqué la commune et le monde politique. Deux jours après l’agression, un rassemblement de soutien s’était tenu à Saint-Denis et avait réuni plusieurs centaines de personnes.
Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.
…
Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
Source: Source
