Agression de l’élu Bernard Dupré à La Tronche : le sus­pect déféré au par­quet, en vue d’un pro­cès le 4 sep­tembre 2024

Le brouillard se dis­sipe peu à peu sur l’a­gres­sion subie, jeudi 4 juillet 2024, par Bernard Dupré, adjoint au maire de La Tronche, alors qu’il col­lait des affiches pour la cam­pagne d’Olivier Véran, à trois jours du second tour des légis­la­tives dans la pre­mière cir­cons­crip­tion de l’Isère. L’homme de 26 ans placé en garde à vue peu après les faits était, ven­dredi 5 juillet, « en cours de défè­re­ment au par­quet de Grenoble », indique le pro­cu­reur de la République Éric Vaillant.

Agression de Bernard Dupré à La Tronche : le suspect déféré

Bernard Dupré a reçu un coup de poing en visage en col­lant des affiches pour la cam­pagne d’Olivier Véran à La Tronche. DR

Le sus­pect est convo­qué en jus­tice à l’au­dience du 4 sep­tembre. « Le par­quet demande son pla­ce­ment sous contrôle judi­ciaire avec notam­ment une obli­ga­tion de soins », pré­cise le magis­trat. « Le méde­cin psy­chiatre qui l’a exa­miné ce jour indique qu’il est plei­ne­ment res­pon­sable de ses actes mal­gré ses troubles psy­chiques », ajoute-t-il. Me Mégane Basset, avo­cate du jeune homme, a en effet expli­qué que son client souf­frait de troubles autistiques.

Pour le reste, les ver­sions des deux pro­ta­go­nistes sont tou­jours oppo­sées. Selon Bernard Dupré, en effet, un homme a tenté de lui voler des affiches pré­sentes dans son coffre de voi­ture ouvert. L’élu tron­chois était alors en plein col­lage pour le député Renaissance sor­tant Olivier Véran, opposé au second tour à Hugo Prévost (Nouveau Front popu­laire) – arrivé en tête au pre­mier tour – et Alexandre Lacroix (LR-RN).

Agression de Bernard Dupré à La Tronche : le suspect déféré

Olivier Véran dénonce une cam­pagne vio­lente de la part de ses adver­saires poli­tiques, qu’il accuse de dégra­der ses affiches élec­to­rales. © Page Facebook d’Olivier Véran

C’est en essayant de récu­pé­rer ses affiches qu’il aurait reçu un coup de poing au visage asséné par l’in­di­vidu. Bernard Dupré affirme en outre que l’a­gres­seur aurait fait part de ses liens avec La France insou­mise, ce que récuse vigou­reu­se­ment ce der­nier. Le mis en cause dément non seule­ment toute appar­te­nance à LFI – dont il n’est effec­ti­ve­ment pas adhé­rent – mais il « indique avoir volé les tracts pour faire une blague », rap­porte le procureur.

Par ailleurs, le sus­pect, qui se décrit comme apo­li­tique, « pré­tend avoir été frappé en pre­mier et avoir donné un coup de poing en légi­time défense, ce que conteste la vic­time âgée de 77 ans », pour­suit Éric Vaillant. Selon son avo­cate, l’homme ne se serait ainsi pas rendu à l’hô­tel de police dans l’in­ten­tion de se dénon­cer, jeudi après-midi, mais au contraire pour dépo­ser plainte contre Bernard Dupré.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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