
Un élu municipal de la ville de La Tronche, près de Grenoble, a été agressé ce jeudi 4 juillet alors qu’il collait des affiches pour la campagne d’Olivier Véran, en vue du second tour des élections législatives. Il a porté plainte, une enquête de police a été ouverte.
« Je suis militant politique depuis de nombreuses années et c’est la première fois que ça m’arrive », regrette Bernard Dupré. Cet adjoint municipal en charge de la sécurité à la Ville de La Tronche (Isère), près de Grenoble, a été victime d’une agression ce jeudi 4 juillet au matin, a-t-on appris de sources concordantes, confirmant une information du Dauphiné Libéré.
« Il était près de 9h45, à proximité de l’avenue de l’Obiou. J’avais commencé par nettoyer des affiches d’Olivier Véran qui sont constamment dégradées », raconte Bernard Dupré. « J’avais également pris des affiches pour les coller par-dessus des affiches de La France Insoumise dans des espaces d’affichage libre. Il ne s’agissait pas de panneaux électoraux. C’est alors que je me suis fait approcher par un individu. Il a essayé de prendre les affiches qui restaient dans le coffre de ma voiture pour les déchirer », poursuit-il.
L’élu municipal aurait alors demandé si son assaillant était « de La France Insoumise ». « Il m’a répondu que oui », affirme Bernard Dupré. Celui-ci aurait alors demandé à son agresseur de lui rendre ses affiches et de le laisser tranquille. « C’est à ce moment-là qu’il m’a donné un coup de poing à l’œil droit avant de fuir en courant. »
« Je l’avais déjà repéré avant l’agression à attendre autour de mon véhicule », ajoute-t-il à propos de son assaillant, « un homme âgé d’une quarantaine d’années ». Après cette agression, Bernard Dupré, 77 ans, est allé porter plainte.
Contacté, le maire de la commune, Bertrand Spindler (divers gauche) condamne cette attaque : « C’est du jamais-vu à La Tronche. D’aussi loin que je m’en souvienne, les élections se sont toujours passées dans un cadre correct et respectueux sur la commune. C’est regrettable. Ce climat politique n’augure rien de bon pour la suite. »
Le procureur de la République de Grenoble, Eric Vaillant, a confirmé dans un communiqué que l’élu municipal avait un coup de poing à l’œil droit « par un homme qui lui a dit faire partie de La France Insoumise ». « Le parquet a ouvert une enquête confiée aux policiers de Grenoble », a-t-il poursuivi : « À ce stade, l’enquête est ouverte pour vol avec violence, des tracts électoraux ayant été dérobés. »
Qualifié pour le second tour des élections législatives dans la première circonscription de l’Isère, Olivier Véran (Renaissance), a été devancé au premier tour par le candidat de l’union de la gauche, Hugo Prevost (LFI), avec 33,6 % des suffrages exprimés contre 40,2 %.
« Je condamne avec la plus grande fermeté cette agression lâche contre un élu et qui s’inscrit dans un contexte totalement inédit de violence dans cette campagne pour la première circonscription de l’Isère », a déclaré l’ancien ministre de la Santé sur le réseau social X.
« Considérant la violence ambiante, je demande à mes équipes la plus grande prudence dans ces derniers jours de campagne. Tout mon soutien et mon amitié à Bernard, militant de valeurs engagé pour sa commune, adjoint apprécié, ami fidèle », a-t-il conclu.
Le candidat de l’union de la gauche, Hugo Prevost, a également apporté son « plein soutien » à Bernard Dupré : « C’est tout à fait inacceptable ce qu’il s’est passé. » Il ajoute qu’« il n’y a pas de militant de La France Insoumise à La Tronche.«
« La police et la justice vont faire leur travail. On s’en tiendra à cela. Il faut que la campagne revienne dans le champ du débat républicain et des idées », a-t-il continué. « La violence ambiante qui s’installe dans cette fin de campagne doit absolument cesser », a-t-il également écrit sur ses réseaux sociaux.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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