Attaque au couteau dans une épicerie, à Metz : nombre de victimes, trafic de drogue, auteurs en fuite… ce que l’on sait de l’agression

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Cinq hommes ont été blessés à l’arme blanche dont deux très grièvement ce lundi 17 juin 2024 dans le quartier populaire de Borny à Metz, le parquet de Metz écartant tout motif terroriste.

Les faits se sont produits à proximité d’une supérette. L’hypothèse terroriste est exclue à ce stade, a précisé à l’AFP le procureur de la République de Metz, Yves Badorc, qui n’a pas pu donner d’autres éléments dans l’immédiat.

Les pompiers ont indiqué avoir pris en charge quatre blessés à l’arme blanche, dont un léger, qui ont été emmenés à l’hôpital Mercy de Metz. Une autre personne blessée s’est rendue à l’hôpital par ses propres moyens.

Les victimes sont âgées d’une trentaine d’années environ, ont précisé les pompiers. Ces derniers ont déployé quatre ambulances et une quinzaine d’hommes sur les lieux de l’agression.

Les faits se sont déroulés peu avant 11 h 00 lundi dans une rue à proximité d’une supérette du quartier Borny à Metz, a encore indiqué une autre source policière, évoquant un possible règlement de comptes. Selon certaines sources, des violences auraient aussi eu lieu à l’intérieur de la supérette.

Selon une source policière, les victimes sont de nationalité afghane et le gérant de la supérette était visé, mais son état ne lui a pas permis d’être entendu. Les quatre autres blessés ne parlent pas français.

Les auteurs ont pris la fuite, ajoute la même source, selon laquelle le quartier de Borny est « toujours un peu chaud » et « souvent le théâtre de règlements de compte ».

« Convoitises »

« La supérette fait l’objet de convoitises vu son emplacement, elle est située à un endroit très fréquenté, elle est bien placée, que ce soit pour le commerce légal ou illégal », a expliqué cette source policière. « Des bagarres reviennent régulièrement pour contrôler la rue ou le quartier. »

Marie-Claude Voinçon, candidate du Rassemblement national pour la 2e circonscription de la Moselle et conseillère municipale de Metz, a condamné cette agression dans un communiqué publié sur le réseau social X, estimant que « ce énième fait divers illustre une nouvelle fois l’état de violence dans lequel se trouve Metz ».

Marie, une infirmière dont le cabinet est installé à proximité, qui n’a pas souhaité donner son nom de famille, a également évoqué des tensions dans le quartier. « Il y a de l’insécurité, il y a du trafic de drogue, c’est connu, on n’est pas du tout en sécurité. Il y a quelques mois un jeune de 17 ans s’était fait tirer dessus juste à côté, boulevard d’Alsace, la rue parallèle. Il y a des tensions palpables entre clans », a-t-elle déclaré à l’AFP.

« Ce qui s’est passé ce matin, selon les dires d’un voisin, c’est par rapport à la supérette, un clan veut la récupérer », a-t-elle ajouté.

« Trafics de drogue »

Un périmètre de sécurité a été mis en place dans le quartier. « Je n’ai pas pu travailler, les gens n’avaient pas le droit de rentrer dans l’immeuble », a expliqué une orthophoniste qui exerce à proximité et a souhaité garder l’anonymat.

« J’ai vu des blessés, des gens qui se tapaient, et quelqu’un courir avec une hache après une voiture. C’était des jeunes. Après, les policiers et les pompiers sont arrivés, mais je n’en sais pas plus. Ce sont sans doute des règlements de compte. Il y a des trafics de drogue ici, même si dans la journée, on ne voit pas grand-chose », a-t-elle ajouté.

Borny est un quartier prioritaire de la politique de la ville de Metz qui avait été durement touché l’année passée lors des émeutes survenues après la mort du jeune Nahel, tué à Nanterre lors d’un contrôle policier. La médiathèque du quartier avait été incendiée, au grand dam des élus et des habitants. La mairie du quartier avait également été partiellement incendiée.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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