Alors que le contexte politique est de nouveau extrêmement tendu, Grégory Joron, secrétaire national du syndicat de police Unité, s’inquiète ce vendredi sur RMC de la présence d’éléments ultra-violents dans les manifestations contre le RN prévues ce week-end.
Alors que 50.000 à 100.000 manifestants sont attendus ce samedi à Paris, selon les estimations de la direction du renseignement de la préfecture de police, les services de renseignement redoutent des actes de dégradations et de violence.
Dans un contexte politique tendu, avec la récente dissolution de l’Assemblée nationale et les élections législatives à venir, cinq confédérations syndicales, de nombreuses associations et plusieurs partis politiques appellent à manifester, samedi, pour mobiliser les électeurs contre l’extrême droite.
Les autorités redoutent clairement des débordements et des violences en fin de cortèges, comme lors de certaines manifestations contre la réforme des retraites. Les défilés à l’appel des syndicats et associations risquent d’être infiltrés par des casseurs et activistes d’ultra gauche, agissant en black bloc. Pour ces spécialistes du désordre, les cibles sont multiples: les forces de l’ordre, les institutions, tout ce qui symbolise aussi le capitalisme, et même potentiellement les permanences d’élus de droite et du RN.
Les syndicats de police inquiets avant les manifs anti-RN
« C’est exactement ce qu’on craignait », analyse Grégory Joron, secrétaire général du syndicat Unité, invité de Charles Matin ce vendredi, sur RMC et RMC Story. Ce dernier s’inquiète de « la présence d’éléments ultra-violents dans les cortèges », « cette crainte-là est avérée plus que jamais ».
« On l’a vu dans certaines villes, ce sont des choses extrêmement difficiles à encadrer parce qu’il y a de la déambulation. Ça demande à s’adapter en permanence. Ce sont des moments extrêmement tendus pour mes collègues », ajoute-il.
Ces élections législatives représentent un nouvel « imprévu » qui vient s’ajouter à une année 2024 « déjà chargée » selon Grégory Joron: « Ce climat de tensions sociales et politiques que l’on va subir jusqu’aux élections législatives, c’est inquiétant ».
La CGT prévoit, ce week-end, une à deux manifestations par département. Des rassemblements sont prévus dans près de 100 villes, plus ou moins grandes, comme à Nice, Bordeaux, Rennes, mais aussi Albi, Quimper, Niort, Gap, ou Bourges.
À Paris, samedi, le défilé partira à 14h de la place de la République pour rejoindre celle de la Nation. Tout au long de la semaine déjà, des manifestations ont eu lieu, notamment en région. Rien que mercredi, les autorités ont recensé quelque 39 manifestations et près de 15.000 personnes mobilisées dans la rue.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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