Nouvelle-Aquitaine : ambiance électorale à la session plénière

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« Je vous trouve très discret sur ces législatives, lui répond le maire Modem d’Agen, Jean Dionis du Séjour. L’extrême droite a remporté les européennes de façon inquiétante. Dans mon département, les 317 communes ont placé le RN en tête. La ruralité crie son mal-être et nous sommes au pied du mur. » Après avoir dénoncé « la xénophobie, fuel électoral du RN », Jean Dionis tire à boulets rouges sur la gauche et « le nouveau Front populaire qui est en désaccord sur tout et en accord sur rien, sinon sur les circonscriptions. Nous au moins, on est clairs. » « Vous avez fait la courte échelle au RN pendant des mois », lui lance la socialiste Isabelle Boudineau.

« Séisme nommé Bardella »

Courte échelle, c’est le mot qu’utilise aussi l’écologiste Stéphane Trifiletti pour dénoncer « un président cynique et hors contrôle qui n’écoute personne. » « La France est regardée dans le monde à quelques jours des Jeux olympiques. « On n’est pas là pour parler des législatives », tente Alain Rousset. « Pour vous, il n’y a aucun lien entre politique nationale et Conseil régional ? Un peu de sérieux », réplique le coprésident du groupe écologiste.

La macroniste Véronique Hammerer lance « un appel à l’unité et à l’action ». « Tout le monde dit que ce n’est pas un problème de circonscription et tout le monde s’intéresse à sa propre candidature. Je trouve ça rigolo, commente Alain Rousset. Dans votre camp, personne n’était au courant de la dissolution. »

« Quand le peuple est méprisé, nous en arrivons à ces résultats, déclare le communiste Alain Baché. On paie cher la situation mais nous n’allons pas nous enfuir. » Au tour d’Edwige Diaz de s’exprimer. « Notre session semble anecdotique à côté du séisme nommé Jordan Bardella qui envoie la plus forte délégation d’élus de tous les pays membres. » Et la présidente du groupe de promettre que Julie Rechagneux fera « une excellente eurodéputée » en oubliant de préciser qu’elle est candidate aux législatives sur les Hauts-de-Garonne. Tout le monde en prend pour son grade. « La gauche prétendue de gouvernement qui se vend à l’extrême-gauche haineuse avec le retour du NPA (Nouveau parti antisémite). Le vrai Front populaire, c’est le RN », clame-t-elle en torpillant le camp macroniste « qui a tellement méprisé et insulté les Français » et en regrettant que « la droite courageuse ne soit pas assez représentée dans cette assemblée ».

« Les cocus de l’histoire »

Guillaume Guérin ne fait donc pas partie de cette droite courageuse selon Edwige Diaz puisque l’élu LR limougeaud rappelle « qu’il n’y a aucune histoire commune entre sa famille politique et le RN. Pas question de tisser un accord électoral. » Cela posé, Guillaume Guérin passe à la moulinette « le mépris pour les maires de France » du chef de l’État en les contraignant à organiser un scrutin en trois semaines, puis le Front populaire où « des socialistes respectables s’associent aux Insoumis avec le soutien du NPA poursuivi pour apologie du terrorisme. Les électeurs de Glucksmann sont les cocus de l’histoire », poursuit-il en soulignant que dans la Creuse où le RN arrive largement en tête, « il n’y a pas d’immigration mais il n’y a plus de services postaux ni de médecins. C’est un sentiment de déclassés. »

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Les européennes tout juste terminées, les députés ont aussitôt mis le cap sur ces législatives anticipées. Alors que les macronistes attendent leur programme, l’heure est aux tentatives de rapprochement à gauche et à l’extrême droite

« 42 % des ouvriers ont voté pour vous, conclut Alain Rousset en direction d’Edwige Diaz. Et vous pliez déjà les gaules sur l’abrogation de la réforme des retraites. Vous abandonnez déjà le côté social de votre programme. » Et, se tournant vers Guillaume Guérin, il lui rappelle que le général de Gaulle, à la Libération, avait fait alliance avec les communistes. « C’était les Insoumis de l’époque. » « Pas vous, pas vous ! » lui décoche, offusquée, la centriste Pascale Réquenna.

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