
Au coeur de la capitale Mexico, sur une place de la Constitution pleine à craquer, Claudia Sheinbaum Pardo a rassemblé des centaines de milliers de personnes pour son dernier meeting de campagne. Pendant ce temps, Xochitl Galvez Ruiz enflammait une arène d’ordinaire consacrée aux matchs de boxe et de lucha libre à Monterrey, centre économique du nord et deuxième ville du pays. Les deux femmes s’affrontent pour devenir première présidente du Mexique. Mercredi, lors de meetings organisés en grande pompe, elles ont clôturé simultanément leur campagne à 900 kilomètres d’écart, comme un symbole de la polarisation politique née de ces élections.
Depuis la capitale mexicaine s’élève un air de victoire, car dans la course à la présidentielle, « Claudia » ainsi nommée par ses sympathisants, possède un large avantage sur ses concurrents. Soutenue par le parti au pouvoir, le Mouvement de régénération nationale (Morena), elle est créditée de plus de 50 % d’intentions de vote.
Favorite du président sortant
C’est environ 20 points de plus que Xochitl Galvez, sa rivale de la coalition d’opposition qui rassemble les trois partis historiques de la droite : Parti action nationale (PAN), Parti Révolutionnaire Institutionnel (PRI) et le Parti de la révolution démocratique (PRD). Toutes les deux sont loin devant Jorge Alvarez Maynez, troisième candidat de cette présidentielle pour le parti Mouvement Citoyen. Les sondages lui attribuent moins de 10 % des voix.
Claudia Sheinbaum est l’ancienne maire de Mexico. Elle a mené une carrière de scientifique et un parcours politique marqué à gauche. Durant toute la campagne, elle a bénéficié du statut de favorite du président sortant Andres Manuel Lopez Obrador , dont la cote de popularité atteint plus de 60 % d’opinions favorables. La sénatrice Galvez, elle, s’est retrouvée dans l’opposition après une dispute avec le chef d’Etat. Depuis, elle rassemble autour d’elle tous ceux qui le désapprouvent. Persuadée que les sondages peuvent se tromper, elle cherche à convaincre les électeurs d’aller voter.
20.000 mandats remis en jeu
Outre l’élection présidentielle, plus de 20.000 mandats fédéraux et locaux seront en jeu ce dimanche : l’ensemble des députés et sénateurs qui composent le Congrès, neuf gouverneurs parmi les 32 Etats ainsi que plus de la moitié des conseils municipaux du pays. Ces élections sont les plus grandes de l’histoire mexicaine, mais aussi les plus violentes : au moins 31 candidats ont été assassinés et plus de 400 agressions et menaces ont été répertoriées en neuf mois de campagne.
Le gouvernement actuel n’est pas parvenu à stopper la vague de violence qui submerge le Mexique : en moyenne 95 personnes sont assassinées chaque jour. Xochitl Galvez déclare vouloir adopter une politique ferme contre les criminels et réclame la construction d’une mégaprison.
Militarisation
De son côté, Claudia Sheinbaum laisse entendre qu’elle continuerait la politique du président qui consiste à agir sur les causes via des programmes sociaux plutôt que de répondre par la violence. Pendant son mandat, il a poussé à un démantèlement des différents services de police et à la création d’une police fédérale, baptisée garde nationale, à qui la candidate souhaite donner plus de moyens. Composée principalement de soldats, cette nouvelle entité devrait poursuivre son passage progressif sous autorité militaire. Ce qui attise les critiques : « Elle ne mise pas sur une démilitarisation du pays, au contraire », constate Jonathan de Vicente, directeur du département politique au sein de l’organisation Mexico contre la délinquance.
Pendant la campagne, les observateurs politiques ont souligné la très grande proximité de Claudia Sheinbaum avec Andres Manuel Lopez Obrador, au point de faire douter de sa capacité à avoir une ligne politique qui lui soit propre. « Jusqu’ici, il n’y a aucun signe d’une politique différente », constate le politologue Mario Campos. L’armée est ainsi appelée à conserver une grande implication dans la vie publique, en gérant les grands travaux d’infrastructures et en intervenant dans de nombreux secteurs de la vie économique. Dans l’énergie, on espère d’elle une position plus marquée en faveur de la transition énergétique.
Claudia Sheinbaum est donc une candidate de la continuité. Elle promet avant tout de poursuivre la politique axée sur le social. Alors que l’avortement a été dépénalisé en 2023 sur l’ensemble du territoire, elle veut inscrire ce droit dans une loi et doter le pays de cliniques gratuites comme elle l’a fait dans la ville de Mexico. Elle prévoit également d’étendre plusieurs programmes sociaux et d’en lancer de nouveaux pour lutter contre les inégalités qui restent criantes.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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