« À un moment, il faut dire stop »: à Breil-sur-Roya, un conseiller municipal rend sa délégation après avoir été pris pour cible

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« À un moment, il faut dire stop. » Le conseiller municipal Herbert Wolfers, en charge de Piène-Haute, a rendu sa délégation.

L’élu aurait été la cible d’insultes et d’intimidations de la part d’une poignée d’habitants du hameau, qui appartient à la commune de Breil-sur-Roya et ne compte pas plus de 40 âmes à l’année.

Une situation « extrêmement difficile » rapportée au conseil municipal de lundi soir.

« Herbert a 79 ans, il est le doyen de mon équipe municipale, nous explique le maire de Breil-sur-Roya, Sébastien Olharan. Ce n’était pas facile de trouver quelqu’un du hameau qui souhaitait s’investir dans la vie publique locale. Il s’est engagé, bénévolement, pour rendre service à la population, pas pour se faire attaquer.« 

Frôlé par un véhicule

D’après l’édile, l’enseignant retraité aurait été la cible d’agressions verbales et d’intimidations ces deux dernières années.

La façade de sa maison aurait été taguée d’une insulte en allemand l’été dernier.

Une personne aurait même fait semblant de lui foncer dessus en voiture, le 14 juillet dernier, en s’arrêtant à quelques centimètres de lui.

Selon nos informations, le conseiller municipal aurait été pris en grippe par un petit noyau d’habitants. Une « minorité de grandes gueules« , dépeint Herbert Wolfers, en séance.

La raison? Un projet d’antenne relais (abandonné depuis) et une guerre de clocher entre deux associations de chasse auraient vraisemblablement alimenté les rancœurs à son égard.

Sa nationalité allemande lui aurait été aussi reprochée.

Appel au civisme

Contacté, l’élu ne souhaite pas rentrer dans les détails. Inutile de donner plus d’importance à ces personnes selon lui.

« Cela fait 35 ans que je suis ici, je me sens Piénasque, livre-t-il. Ce que le maire a fait pour le hameau est formidable. Et avec la plupart des habitants, il y a une bonne ambiance.« 

Tout ce qu’il demande, aujourd’hui, c’est du « civisme«  et de retrouver de la « sérénité«  pour sa famille.

« On peut ne pas être d’accord, mais la violence ne résout rien, chapitre l’ancien professeur de français. Il faut défendre la démocratie en commençant par se parler.« 

« Extrêmement dommageable »

« Nous avons plusieurs fois entamé des démarches pour régler la situation, assure Sébastien Olharan. Mais c’est devenu extrêmement difficile pour Herbert de subir ces comportements violents. Il ne voulait pas porter plainte, mais était prêt à démissionner du conseil. Je lui ai proposé, à la place, de reprendre la culture en délégation et de donner la sienne à Julia Bonnet. J’espère que ça calmera le jeu.« 

« Ces comportements totalement injustifiés ont tendance à décourager les gens de bonne volonté à s’engager dans la vie locale, conclut-il. Je trouve ça extrêmement dommageable.« 

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