
Alors que la déchèterie de Béguey (Gironde) doit rouvrir ses portes ce mercredi 29 mai 2024, après que l’un des agents a été poursuivi par deux fourgons et a reçu des menaces, ce sont les six déchèteries du syndicat de l’Ustom qui ferment leurs portes à leur tour.
Pourquoi ? Car depuis le début de l’année 2024, une recrudescence d’agressions est enregistrée. Le dernier en date ? Le 28 mai, à la déchèterie de Saint-Magne-de-Castillon, près de Castillon-la-Bataille, des agents ont été violemment agressés.
Les agents se sentent désemparés
Les employés de la déchèterie de Saint-Magne-de-Castillon ont subi un harcèlement important et continu tout au long de la journée du 28 mai. Plusieurs individus ont ainsi envoyé des projectiles dans leur direction afin de les intimider. Moins de quinze jours après le dernier incident majeur de vandalisme sur cette déchèterie, les agents se sentent désemparés.
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Le président du syndicat de l’Ustom, Christian Malandit-Sallaud, déclare :
Les actes de harcèlement, d’agression et de vandalisme sur les déchèteries du territoire et des syndicats voisins sont de plus en plus fréquents, c’est inadmissible ! Nous allons saisir le préfet afin qu’il s’empare de cette problématique.
Du vol de matériel informatique et d’objets destinés à être recyclés
Les agents de la déchèterie ont constaté les dégâts en arrivant sur site le mercredi 15 mai 2024 au matin : volet démonté, barreaux arrachés et fenêtre cassée pour pénétrer dans la loge des agents.
Le coffre a été dérobé avec le matériel informatique qu’il contenait : une tablette, un téléphone, deux pads permettant de badger les usagers.
Les visiteurs ont également fouillé les bacs et bennes de tri. Le syndicat a été contraint de fermer le site pour la journée afin de sécuriser l’accès. « Le remplacement du matériel dérobé et les réparations à effectuer sont à la charge de l’Ustom et donc des usagers du territoire », déplore M. Fabrice Michel, premier vice-président du syndicat et premier adjoint au maire de la commune de Sainte-Terre.
902 cas d’intrusion ont déjà été recensés en 2023
902 cas d’intrusion ont déjà été recensés en 2023 sur les six déchèteries du territoire (rien que depuis début 2024, le syndicat a déjà enregistré 221 intrusions).
Généralement, les vols concernent les métaux, les électroménagers, les objets pouvant prétendre à une seconde vie qui étaient destinés à être mis en vente à la Recyclerie. « Sur la déchèterie de Gensac, nous avons sécurisé la clôture l’année dernière et construit un mur de deux mètres de haut surplombé de fil barbelé concertina et renforcé le portail pour lutter contre les intrusions, le tout pour un montant de plus de 40 000 €. Les intrusions continuent malgré tout, et ce, deux à trois fois par semaine, explique Jean-François Olewski, technicien en charge des travaux de l’Ustom. Les déchèteries les plus visitées sont celles de Gensac et Saint-Magne-de-Castillon. À Pineuilh et La Réole, nous rencontrons un autre type de problème : des visiteurs passent par les sites pour aller siphonner les réservoirs des entreprises voisines. »
Des travaux importants d’agrandissement, de réflexion, de remise en état et de sécurisation de la déchèterie de Saint-Magne-de-Castillon sont prévus cette année.
Ils devraient débuter cet été et pour huit mois au total dont trois à quatre mois durant lesquels la déchèterie devra être fermée. Le coût total des aménagements s’élève à plus de 1,05 M€.
Les bornes de tri de La Réole vandalisées
Le désordre occasionné en déchèterie par ces visites récurrentes est pénible pour les agents. Cela pose également des problèmes de sécurité lorsque les visiteurs s’introduisent durant le temps de travail des agents, pendant la pause déjeuner ou à l’heure de la débauche.
Enfin, le 22 mars et le 6 mai derniers, six bornes de tri installées sur la résidence Clairsienne Les Verts Coteaux de La Réole ont été incendiées. Le syndicat a porté plainte et une enquête est en cours.
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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
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Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
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