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Mercredi 29 mai 2024 03:03 … |
1L’ancien député La République en Marche (LREM, aujourd’hui Renaissance), Pierre Cabaré, regarde son procès alors qu’il fait face à des accusations d’agression sexuelle sur une ancienne employée au palais de justice de Montauban, dans le sud-ouest de la France, le 28 mai 2024. © MATTHIEU RONDEL / AFP
L’ex-député LREM Pierre Cabaré est jugé depuis mardi au tribunal judiciaire de Montauban pour exhibition, agression sexuelle et harcèlement sexuel sur son ancienne suppléante. Le procureur a requis 12 mois de prison avec sursis à l’encontre de l’ancien député de la majorité présidentielle en Haute-Garonne.
Douze mois de prison avec sursis ont été requis mardi 28 mai 2024 contre l’ancien député de la majorité présidentielle en Haute-Garonne, Pierre Cabaré, jugé au tribunal judiciaire de Montauban pour exhibition, agression sexuelle et harcèlement sexuel sur son ancienne suppléante.
Le procureur a également requis cinq ans d’inéligibilité, l’obligation de faire un stage sur les violences conjugales et une amende de 10 000 € à l’encontre du prévenu qui a, lui, nié les accusations dont il a fait l’objet.
Le tribunal rendra publique sa décision le 25 juin prochain.
L’ancien parlementaire de 66 ans, élu en 2017, a été vice-président de la délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale jusqu’en 2019.
Un portrait « négatif » dressé par cinq collaborateurs
Son ancienne suppléante et collaboratrice parlementaire, Lucie Schmitz, 44 ans, l’accuse notamment d’avoir tenu de nombreux propos sexistes et d’avoir à plusieurs reprises caressé ses fesses entre 2017 et 2019.
Durant l’audience, la présidente a évoqué un « climat propice aux dérapages » et « un portrait particulièrement négatif décrit par cinq collaborateurs » de Pierre Cabaré, avant de mentionner une photo de l’élu portant « une chapka et agitant une queue en fourrure sortant par la braguette ».
« Aucune connotation sexuelle », selon Pierre Cabaré, qui explique être investi à présent dans le monde associatif, être en retrait de la politique et s’occuper de ses petits-enfants.
« Un sentiment de danger permanent »
À la barre, Lucie Schmitz témoigne, parfois au bord des larmes, « des propos très humiliants » de Pierre Cabaré.
« Tout était sexualisé en permanence », dit-elle, évoquant également sa carrière politique, « écroulée » depuis la dénonciation des agissements du prévenu en 2019.
La voix tremblante, interrompue par des pleurs, une des trois témoins de la partie civile, Charlotte Mariel, 30 ans, entrée en stage en 2018 auprès de Pierre Cabaré, a décrit une « volonté de dominer », « une pression » et « un sentiment de danger permanent ».
Une affaire qui a « desservi » l’ancienne suppléante de Cabaré
Bruno Amet, 58 ans, assistant du député au moment des faits, a quant à lui évoqué « des propos salaces, à caractère sexiste », avant de pointer « plusieurs problèmes » et l’ « incompétence professionnelle » de l’ancien parlementaire.
Pour Bernard Keller, ancien maire de Blagnac, en banlieue toulousaine, « cette affaire a desservi Mme Schmitz ».
Pressentie pour « rajeunir et féminiser la liste d’élus de la commune », cette dernière a finalement été écartée, note également Bernard Keller.
Du côté de la défense, Mathilde Guinet, ancienne attachée parlementaire a quant à elle décrit « une expérience de travail assez agréable avec Mr Cabaré », précisant n’avoir été témoin « d’aucun problème ».
Une lettre adressée au président de l’Assemblée en 2019
En mai 2019, cinq personnes avaient envoyé un courrier d’alerte au président du groupe majoritaire Gilles Le Gendre, au président de l’Assemblée Richard Ferrand, ainsi qu’au délégué général de LREM Stanislas Guerini, où étaient évoqués des « agissements inacceptables et répétés » du député depuis le début de son mandat.
Une lettre « extrêmement politique. Au seul but de m’exclure du groupe », a estimé Pierre Cabaré, qui a tenu « à s’excuser que (son) comportement ait été mal interprété ».
La défense a demandé la relaxe, tandis que Françoise Mathe, avocate de Lucie Schmitz, a dit à l’Agence France Presse « attendre le délibéré avec confiance » et requérir « une condamnation » qui « suffira à réparer ce que » sa cliente « a subi ».
avec AFP. Ouest-France
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
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