DIRECT. Violences en Nouvelle-Calédonie : les deux gendarmes tués décorés à titre posthume

DIRECT. Nouvelle Calédonie : Macron reparti, un homme tué par un policier ce vendredi Emmanuel Macron s’est rendu en Nouvelle-Calédonie pour inviter à la reprise du dialogue et tenter de mettre fin aux violences. « La République doit reprendre l’autorité et apporter la sécurité à chacun » selon le chef de l’Etat qui s’accorde du temps, mais refuse d’abandonner le projet de réforme.

19:16 – Les raisons de la colère

Les altercations et le déferlement de violences ont éclaté en marge d’une mobilisation indépendantiste contre la réforme constitutionnelle examinée et votée à l’Assemblée nationale, le 14 mai dernier. Le texte vise à élargir le corps électoral de l’archipel, notamment pour les élections provinciales, capitales en Nouvelle-Calédonie, ou les référendums. La réforme a déjà été adoptée par le Sénat – grâce aux votes de la majorité présidentielle, de la droite et de l’extrême droite » mais cette mesure divise les Calédoniens. 

15:04 – Gabriel Attal rend hommage aux deux gendarmes tombés en Nouvelle-Calédonie

« Deux gendarmes sont tombés pour rétablir l’ordre, pour protéger nos concitoyens. Deux gendarmes sont tombés, portant l’uniforme de la France face aux émeutes et aux violences. Nous puiserons dans votre exemple la force de continuer la mission » déclarait Gabriel Attal ce vendredi, lors d’un hommage à Maisons-Alfort (Val-de-Marne) rendu aux deux gendarmes tués en Nouvelle-Calédonie pendant les émeutes, Nicolas Molinari et Xavier Salou. 

14:50 – Macron regrette des « dommages massifs et inédits » sur l’île

Le président de la République est également revenu sur les « dommages économiques et sociaux » qui sont « massifs et inédits » devant la presse locale. Il a rappelé la mise en place d’un « fonds d’urgence » comme indiqué hier lors de sa visite dans l’archipel. « On ira au plus vite avec des procédures d’exception » a-t-il martelé. Les écoles, elles, seront la priorité du gouvernement dans son entreprise de reconstruction en Nouvelle-Calédonie.

14:46 – La « réforme pourra être soumise au Congrès » affirme Macron, sans « passer en force »

« Au moment où je vous parle, cette réforme pourrait être soumise au Congrès à un vote des 3/5ème, soit être soumise à la population française à nos concitoyens pour un référendum » indique ce vendredi Emmanuel Macron au micro de Nouvelle-Calédonie La 1ère. Le chef de l’Etat s’engage en revanche « à ne pas passer en force pour essayer, pendant quelques semaines, de redonner une chance à l’apaisement et au dialogue et de le réengager suivant un processus ».

10:59 – Un homme tué par un policier en Nouvelle-Calédonie

Après la visite d’Emmanuel Macron dans l’archipel, un homme de 48 ans a été tué par un policier ce vendredi d’après les informations du Monde. Abattu par les forces de l’ordre, il s’agit du septième mort depuis le début des émeutes en Nouvelle-Calédonie. Selon Yves Dupas, le procureur de la République de Nouméa, l’homme a été tué vers 15h15, heure locale. « Le parquet a ordonné l’ouverture d’une enquête du chef d’homicide volontaire par personne dépositaire de l’autorité publique » précise-t-il. Le policier a été placé en garde à vue.

Selon le procureur, « un fonctionnaire de police  et son collègue » ont été « pris à partie physiquement par un groupe d’une quinzaine d’individus » alors qu’ils circulaient en véhicule sur la commune de Dumbéa. « Dans des circonstances qu’il reste à déterminer, le fonctionnaire aurait fait usage de son arme de service en tirant un coup de feu, pour s’extraire de cette  altercation physique » indique le parquet.

10:23 – La situation « reste stable » sur l’île annonce Marie Guévenoux, ministre des Outre-mer

La ministre déléguée chargée des Outre-mer Marie Guévenoux indique ce vendredi que la situation « reste stable » dans l’archipel au micro de BFMTV. Au sujet des barrages démantelés, « nous avons pu maintenir ces positions grâce à engagement des forces de l’ordre » indique-t-elle. Avant d’ajouter : « nous continuons à progresser, à libérer des emprises de barrages. C’est le cas par exemple dans un quartier de Nouméa, à Nouville, où aujourd’hui la clinique est maintenant libre d’accès », conclut-elle.

09:23 – La fermeture de l’aéroport prolongée

La fermeture de l’aéroport de Nouméa-La Tontouta est prolongée pour les vols commerciaux, jusqu’à mardi prochain, 9 heures, minuit heure de Paris. Ce qui porte à deux semaines la fermeture de cet aéroport international. Dans le même temps, avec les vacances scolaires, certaines écoles seront fermées jusqu’au 17 juin 2024 sur l’île, notamment dans la province des îles.

08:43 – Les militants indépendantistes toujours mobilisés sur les barrages

La venue et les prises de parole d’Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie n’ont pas encore eu d’effet sur les barrages tenus par les militants indépendantistes. Certains d’entre eux, interrogés par BFMTV, ont exprimé leur volonté de rester mobilisés jusqu’au renoncement de la réforme constitutionnelle : « Pour nous, il faut qu’il retire son texte, c’est tout. Il enlève le texte, automatiquement les barrages se lèvent ». « Le corps électoral a été gelé, il restera gelé, c’est tout. Il n’y a pas de négociations là-dessus », insistent encore ces militants.

08:17 – Une nuit « globalement » calme selon le Haut-commissaire

La dernière nui a été « globalement » calme selon le bilan quotidien du Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, Louis Le France. Une centaine de barrages ont été « neutralisés » et les opérations de déblaiements se poursuivent bien que concentrées sur quelques secteurs selon le communiqué. Ce vendredi 24 mai, le nombre d’interpellations réalisés depuis le début des émeutes s’élèvent à 350 personnes et 3000 policiers et gendarmes sont engagés sur le territoire, appuyés par 130 effectifs du RAID et du GIGN. Les mesures d’interdictions de rassemblements, de transports d’armes et de vente d’alcool ainsi que le couvre-feu de 18 heures à 6 heures sont maintenues..

08:01 – La Nouvelle-Calédonie, « ce n’est pas le Far West »

« Rien ne justifie la violence (…) rien, rien, rien », a insisté Emmanuel Macron au moment de condamner les « scènes d’une violence urbaine insensée, inédite » qui ont été observées sur l’archipel ces deux dernières semaines. Et le président de la République d’assurer : « Ce n’est pas le Far West, donc la République doit reprendre l’autorité sur tous les points et apporter la sécurité à chacun ».

07:56 – Macron exige la levée des barrages en Nouvelle-Calédonie

Emmanuel Macron a demandé la levée immédiate de tous les blocages et points de violences en cours en Nouvelle-Calédonie et il a lancé un « appel clair à ces levées par le FLNKS, la CCAT et tous responsables impliqués ». De cette manière, le chef de l’Etat entend évaluer la position de ces forces politiques indépendantistes : « Soit ils ont décidé politiquement de ne pas les tenir soit peut-être ne pourront-ils pas les tenir… à ce moment-là nous verrons si c’est un mouvement politique ou insurrectionnel ». 

07:51 – Pas de « passage en force », mais la réforme toujours d’actualité

Emmanuel Macron a promis d’éviter un « passage en force » de la réforme constitutionnelle visant à élargir le corps électoral de Nouvelle-Calédonie. Une promesse qu’il a renouvelé auprès de la presse locale, dont Nouvelle-Calédonie la 1ère : « Je m’engage à ne pas passer en force pour essayer pendant quelques semaines de redonner une chance à l’apaisement et au dialogue et de le réengager suivant un processus ». Toutefois, le chef de l’Etat n’a pas renoncé à la réforme et n’a pas officiellement annoncé son report. Il a appelé à reprendre les discussions et a prévu un point d’étape à la fin juin. « Au moment où je vous parle, cette réforme pourrait être soumise au Congrès à un vote des 3/5ème, soit être soumise à la population française à nos concitoyens pour un référendum », a-t-il ajouté devant la presse.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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