Hautes-Pyrénées : La colère à peine voilée des élus locaux au Salon des communes

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l’essentiel Lors de cet événement qui se tenait au parc des expositions, les élus locaux ont évoqué les nombreuses difficultés auxquelles ils sont confrontés dans l’exercice de leur mandat.

« Avis de tempête sur la démocratie locale : soignons le mal des maires » : c’est le titre évocateur du rapport d’information présidé en 2023 par la sénatrice des Hautes-Pyrénées Maryse Carrère sur la crise traversée par les élus locaux. Un sujet qui a été au centre du salon des communes et des intercommunalités des Hautes-Pyrénées, avec un atelier qui ambitionnait de « rendre le pouvoir d’agir aux maires ».

Le rapport sénatorial a mis le doigt sur de nombreuses difficultés auxquelles sont confrontés les élus locaux au quotidien : « contraintes administratives de plus en plus lourdes, contraintes financières avec des budgets qui s’amenuisent pour répondre à des besoins de plus en plus importants, lien avec la population de plus en plus difficile avec une recrudescence de la violence, et encore sur les Hautes-Pyrénées, nous sommes relativement épargnés » résume Maryse Carrère.

Les difficultés se sont traduites dans les discours des élus, lors de l’inauguration de l’événement organisé par l’association des maires et présidents de communautés des Hautes-Pyrénées présidée par la sénatrice Viviane Artigalas.

« Une hausse inquiétante des incivilités »

Vice-président de l’association des maires de France, Jean-François Vigier a mis l’accent sur « la hausse inquiétante des incivilités et des violences à l’encontre des élus. La loi nous a permis des avancées, mais il nous faudra rester très vigilant ».

Comme le souligne Maryse Carrère, suite au rapport d’information, une proposition de loi a été votée « à l’unanimité » au Sénat pour créer un statut de l’élu local, qui vise notamment à améliorer les indemnités, faciliter leur reconversion ou encore financer leur protection fonctionnelle. « Certes, il y a eu des avancées, reconnaît Jean-François Vigier, mais elles ne sont pas suffisantes ».

Le rapport à l’État et l’aménagement du territoire sont aussi plus que jamais au cœur des préoccupations des maires. Jean-François Vigier se bat « pour obtenir le maintien des zones de revitalisation rurale » et demande « un moratoire pour les communes sortantes », tout en fustigeant aussi « la complexité des normes et des règlements ».

« L’État demande aux collectivités de répondre aux défis de demain comme la mobilité douce et la transition climatique, mais nous ne sommes pas armés pour y faire face. Pour restaurer la capacité d’agir des maires, il faut leur donner les moyens financiers, juridiques et humains » a souligné Gérard Trémège, maire de Tarbes et président de la communauté d’agglomération Tarbes-Lourdes-Pyrénées.

Le maire de Tarbes dénonce « un scandale »

Mais c’est l’objectif zéro artificialisation nette (ZAN) fixé dans le cadre de la loi « Climat et résilience » qui cristallise le plus la colère des élus du territoire. La France s’est donnée pour but de diviser par deux le rythme d’artificialisation des sols et donc de limiter considérablement les nouvelles constructions à l’horizon 2030, avec en point de mire une artificialisation nette nulle en 2050.

Gérard Trémège le qualifie même de « scandale » et dénonce « ses conséquences très néfastes sur l’aménagement du territoire dans les années qui viennent, surtout quand on ne tient pas compte des investissements structurants comme le futur hôpital commun sur une surface de 15 ha. L’État demande aux collectivités de répondre aux défis de demain comme la mobilité douce et la transition climatique, mais nous ne sommes pas armés pour y faire face.

Pour restaurer la capacité d’agir des maires, il faut leur donner les moyens financiers, juridiques et humains ». Président du Conseil départemental, Michel Pélieu a abondé dans le même sens : « Il faut faire évoluer cette loi mortifère pour les territoires ruraux. Pour notre part, nous avons adopté un vœu pour demander que les petites communes soient exemptées du ZAN ».

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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