
L’ancienne maire de Berlin, Franziska Giffey, figure du Parti social-démocrate d’Olaf Scholz, a été agressée et légèrement blessée, un acte qui s’ajoute à une série d’attaques contre des élus en Allemagne à l’approche des élections.
Le dernier incident en date s’est déroulé mardi 7 mai après-midi, a annoncé la police berlinoise tôt mercredi. Le suspect s’est approché de Franziska Giffey alors qu’elle se trouvait dans une bibliothèque du sud de la capitale, dans le quartier de Rudow, et l’a frappée à la tête et au cou avec un sac lourd avant de s’enfuir.
Mme Giffey, qui est actuellement ministre de l’économie de la ville-Etat de Berlin, s’est rendue « brièvement à l’hôpital pour être soignée contre ses douleurs à la tête », a déclaré la police. Un suspect de 74 ans a été arrêté, il est déjà connu pour des faits relevant de « la sécurité de l’Etat et de crimes de haine », a déclaré la police, ajoutant qu’elle enquêtait sur le motif de l’attaque. Les procureurs examinent également la possibilité d’envoyer l’homme en soins psychiatriques, des éléments suggèrent qu’il pourrait souffrir d’une maladie mentale.
« La première frayeur passée, je peux dire que je vais bien », a réagi Mme Giffey sur son compte X. « Néanmoins, je suis préoccupée et bouleversée par l’intensification d’une “culture sauvage” dans laquelle les personnes qui s’engagent politiquement dans notre pays sont de plus en plus souvent exposées », a-t-elle ajouté.
« Nous vivons dans un pays libre et démocratique, dans lequel chacun peut être libre d’exprimer ses opinions », mais « il y a une limite claire – et c’est la violence contre les personnes », a-t-elle insisté. La multiplication des violences, insultes, menaces contre le personnel politique est devenue un sujet de préoccupation majeure dans le pays.
Le parti de l’AfD montré du doigt
Le chancelier Olaf Scholz a qualifié les récentes agressions d’élus de « révoltantes et lâches », dans un message posté sur X. « La violence n’a pas sa place dans le débat démocratique », a t-il poursuivi. L’actuel maire de la ville, le conservateur Kai Wegner, a condamné l’agression, déclarant que toute personne qui s’en prend à des responsables politiques « s’en prend à [la] démocratie » et s’engageant à examiner « des peines plus sévères pour les attaques contre les hommes politiques ».
Mardi, les ministres de l’intérieur des Länder ont déjà convenu d’étudier un durcissement de la loi contre ce type d’agression, la ministre fédérale Nancy Faeser a préconisé d’opposer « un signal stop très clair » aux agresseurs.
Plusieurs responsables politiques ont été menacés ou agressés ces derniers temps en Allemagne dans un contexte de campagne électorale tendu avant le scrutin européen du 9 juin et plusieurs élections régionales en septembre.
Le cas le plus grave à ce stade concerne Matthias Ecke, un eurodéputé du Parti social-démocrate du chancelier Olaf Scholz, qui a été grièvement blessé samedi 4 mai par quatre personnes alors qu’il collait des affiches dans la ville de Dresde, en Saxe, dans l’ex-RDA communiste. Il a dû être opéré pour des blessures au visage. L’attaque a été dénoncée par M. Scholz comme une menace pour la démocratie.
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Depuis l’indignation suscitée ce week-end par l’agression de l’eurodéputé M. Ecke, de nombreux responsables allemands ont mis en cause la responsabilité du parti d’extrême droite AfD dans la propagation de discours de haine favorisant les violences.
Selon les chiffres provisoires de la police, 2 790 délits ont été commis contre des responsables politiques en Allemagne en 2023, contre 1 806 en 2023, mais moins que les 2 840 enregistrés en 2021, année des élections législatives.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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