« Des violences révoltantes et lâches »: Un suspect arrêté pour l’agression de l’ex-maire de Berlin

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La multiplication des violences, insultes, menaces contre le personnel politique est devenu une préoccupation majeure dans le pays, et provoque un débat sur la pertinence de durcir les peines pour ce type de délits.

« Les attaques contre (…) des hommes et femmes politiques sont révoltantes et lâches. La violence n’a pas sa place dans le débat démocratique », a déclaré le chancelier sur son compte X.

La dernière victime en date, Franziska Giffey, actuellement ministre de l’Economie de la ville-Etat de Berlin, se trouvait mardi dans une bibliothèque du sud de la capitale lorsqu’un homme l’a frappée à la tête et au cou avec un sac lourd avant de s’enfuir.

Le suspect interpellé mercredi est connu pour des faits relevant de « la sécurité de l’Etat et de crimes de haine« , a déclaré la police qui enquête sur le motif de l’attaque.

Les procureurs examinent la possibilité d’envoyer l’homme en soins psychiatriques, des éléments indiquant qu’il pourrait souffrir d’une maladie mentale.

Mme Giffey a été soignée à l’hôpital pour des douleurs à la tête. « La première frayeur passée, je peux dire que je vais bien », a-t-elle réagi.

Elle se dit en revanche « préoccupée et bouleversée par l’intensification d’une ‘culture sauvage’ », vis-à-vis de ceux qui s’engagent en politique.

Agressions « alarmantes »

Plusieurs responsables politiques ont récemment été menacés ou agressés en Allemagne dans un contexte tendu de campagne électorale avant le scrutin européen du 9 juin et plusieurs élections régionales en septembre.

Mardi, les ministres de l’Intérieur des Länder sont convenus d’étudier un durcissement de la loi contre ce type de délits.

L’association allemande des juges a parlé d’attaques « alarmantes », mais mis en garde contre l’introduction de lois plus sévères tant que leur application reste « entravée par un manque important de personnel » dans les tribunaux.

Le syndicat allemand de la police (DPolG) a lui aussi réclamé un renforcement des recrutements.

Le cas le plus grave concerne un eurodéputé du parti d’Olaf Scholz, qui a été grièvement blessé la semaine dernière par quatre personnes alors qu’il collait des affiches à Dresde, en Saxe, dans l’ex-RDA communiste.

Matthias Ecke, 41 ans, a dû être opéré pour des blessures au visage. L’attaque a été dénoncée par M. Scholz comme une menace pour la démocratie.

Quatre suspects, âgés de 17 à 18 ans, sont visés par l’enquête sur ces violences.

Selon les médias allemands, ils auraient tous des liens avec un groupe d’extrême droite connu sous le nom de « Elblandrevolte », qui serait proche de l’organisation des jeunes du parti néo-nazi NPD, qui s’est rebaptisé « Die Heimat » (la Patrie). 

Salut hitlérien

Dresde s’est distinguée par plusieurs agressions contre des élus, et un nouveau cas y a été signalé mardi soir.

Une représentante du parti écologiste de 47 ans qui collait des affiches électorales a été bousculée et menacée par un homme. Une femme s’est ensuite approchée et lui a craché au visage, a indiqué la police locale.

Deux suspects ont été arrêtés, un homme de 34 ans et une femme de 24 ans, tous deux allemands.

Ils appartenaient à un groupe qui se tenait à proximité, et dont certains avaient fait le salut hitlérien – geste interdit en Allemagne – quand l’écologiste avait commencé à coller ses affiches, selon la police.

Depuis l’agression de M. Ecke, de nombreux responsables allemands ont mis en cause la responsabilité du parti d’extrême droite AfD dans la propagation de discours de haine favorisant les violences.

L’AfD a connu une forte progression dans les sondages depuis un an, tout en étant mis en cause dans un nombre croissant de scandales.

Selon un bilan provisoire de la police, 2.790 délits ont été commis contre des responsables politiques en Allemagne en 2023, contre 1.806 l’année précédente, mais moins que les 2.840 enregistrés en 2021, année des élections législatives.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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