La mairie de Montreuil lance une campagne contre les guet-apens homophobes

, La mairie de Montreuil lance une campagne contre les guet-apens homophobes

Alors que Luc Di Gallo, un élu de la Ville, a été victime d’une agression homophobe en juin dernier après avoir été piégé sur une application de rencontres, la mairie lance une campagne de sensibilisation.

L’élu a été violemment agressé par quatre hommes, en ayant été ciblé via une application de rencontres. Les faits remontent à juin 2023 : Luc Di Gallo, l’adjoint au maire de Montreuil (Seine-Saint-Denis) en charge de la propreté, a été piégé en pensant se rendre à un rendez-vous amoureux.

« C’était en soirée, il y avait du monde dans ce parc. J’ai rencontré et suivi une personne, qui m’a conduit dans un endroit sombre, un peu isolé. Là, des personnes m’attendaient, et m’ont tapé sur la figure en me traitant de sale pédé« , raconte-t-il

durée de la vidéo : 00h01mn45s

Un reportage de Norbert Cohen, Manon Aoustin et Gilles Bézou. ©France3 PIDF

C’est une première pour une commune : la Ville de Montreuil vient de lancer une campagne de prévention contre ces guets-apens homophobes.

Bars, restaurants… Des affiches et des cartes postales sont visibles dans une vingtaine de lieux.

« J’ai eu envie que la honte change de camp, qu’on en parle, qu’on dise les faits, qu’on dise la violence. C’est aussi une façon de montrer que notre communauté montreuilloise est du côté des victimes, les accueille, et veut les soutenir« , explique le maire PCF Patrice Bessac.

Signalement de profils douteux, précautions à prendre… Les visuels ont pour objectif de rappeler les risques et les bons réflexes.

De son côté, SOS Homophobie appelle à la mise en place d’une campagne au niveau national.

 « Nous saluons la campagne de prévention des guet-apens homophobes lancée par la ville de Montreuil. Elle permettra de prévenir les risques tout en préservant la liberté de se rencontrer qui est essentielle. Face aux guet-apens, nous appelons l’État à lancer une campagne dédiée« , écrit l’association sur X.

Avec N. Aoustin-Changeon, N. Cohen, G. Bezou et P. Grandouiller.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

Source: Source