Les émeutes et violences urbaines de juin 2023 ont provoqué près de 1 milliard d’euros de dégâts

Des policiers au cinquième jour des violences urbaines qui ont fait suite à la mort de Nahel M., à Paris, en juillet 2023. Des policiers au cinquième jour des violences urbaines qui ont fait suite à la mort de Nahel M., à Paris, en juillet 2023.

Le coût des dégradations liées aux violences urbaines qui ont suivi la mort de Nahel M., en juin 2023, est estimé à 1 milliard d’euros, selon un rapport de la commission des lois du Sénat rendu public mercredi 10 avril. Le chiffre « colossal » illustre un phénomène « sans commune mesure » dans l’histoire des violences urbaines survenues en France, a déclaré le sénateur (Les Républicains, LR) du Rhône et rapporteur de la mission d’information transpartisane, François-Noël Buffet.

Nourri par des auditions de policiers, d’élus locaux, de membres d’associations et de sociologues, le rapport, intitulé « Comprendre, évaluer, réagir », formule vingt-cinq propositions pour « tirer les leçons » d’une réponse des pouvoirs publics jugée opérationnelle mais « en partie inadaptée aux émeutes et à ses enjeux ».

En onze jours d’émeutes, plus d’un millier de personnes avaient été blessées, dont 782 agents des forces de l’ordre, et 16 400 sinistres ont été déclarés aux assureurs pour un montant de 793 millions d’euros, selon le bilan dressé par la mission d’information. Ce montant ne représente qu’une part des dommages aux biens et il est pourtant déjà « quatre fois supérieur à celui des émeutes de 2005 », a précisé M. Buffet. Le total des dommages s’élève à 1 milliard d’euros, a-t-il ajouté.

Près de 50 000 émeutiers, dont un tiers de mineurs

« Le décès de Nahel M. a été l’élément déclencheur d’un mouvement qui n’avait que peu à voir avec cet élément tragique », a déploré le sénateur avant de dire que « derrière cette violence extrême et inadmissible, il faut y voir une colère et une défiance à l’égard de l’autorité ». Au total, près de 50 000 émeutiers ont été dénombrés par le Sénat, au sein desquels figurent un tiers de mineurs et 60 % de primo-délinquants.

Un profil type est dressé par le rapport, qui décrit « un homme, de nationalité française, âgé de 23 ans en moyenne, célibataire, sans enfants, hébergé souvent par ses parents, ayant un niveau de diplôme de niveau secondaire, maximum baccalauréat ».

Les réseaux sociaux, très utilisés par les nombreux jeunes impliqués, ont contribué à l’augmentation de la violence lors des émeutes, selon le rapporteur de la mission, qui appelle à « imaginer un dispositif qui permette de reprendre en main la situation ».

Les vingt-cinq propositions détaillées dans le rapport comprennent aussi bien un « bannissement numérique » que l’encadrement des mortiers d’artifice en passant par l’équipement systématique de caméras-piétons pour les forces de l’ordre… Autant de pistes de réflexions que la mission d’information espère voir être reprises par le gouvernement.

Le Monde avec AFP

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