Caméras, police municipale, prévention : ce que la Ville d’Oloron prépare pour répondre aux faits de violence

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Deux mois après des échanges de coups de feu en plein centre-ville d’Oloron, un règlement de comptes dont la toile de fond était le trafic de stupéfiants, où en est-on ? Immédiatement après les faits, un gros dispositif de gendarmerie avait été déployé dans la ville du Haut-Béarn, non seulement pour assurer des missions de surveillance et de contrôle mais également pour mettre à mal le trafic de drogue via plusieurs…

Deux mois après des échanges de coups de feu en plein centre-ville d’Oloron, un règlement de comptes dont la toile de fond était le trafic de stupéfiants, où en est-on ? Immédiatement après les faits, un gros dispositif de gendarmerie avait été déployé dans la ville du Haut-Béarn, non seulement pour assurer des missions de surveillance et de contrôle mais également pour mettre à mal le trafic de drogue via plusieurs enquêtes.

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À cela s’est ajoutée, début avril, l’opération « Place nette », du nom de la stratégie gouvernementale de harcèlement des points de deal, un peu partout en France. À Oloron, elle a permis le démantèlement de trois points de deal ainsi que l’interpellation de six personnes, qui seront jugées au tribunal de Pau, le 10 juin prochain.

Le maire d’Oloron, Bernard Uthurry, indique les prochains rendez-vous et initiatives, au niveau municipal, afin d’apporter une réponse à ces événements violents. « Je ne peux qu’adhérer à ce genre de dispositifs très voyants mis en place par la gendarmerie, dont le concours nous est précieux pour endiguer ce qui se passe un peu partout maintenant autour des stupéfiants. Mais nous avons aussi besoin des acteurs de la prévention », dit-il.

Retrouver des comportements citoyens

C’est pour cela qu’une réunion du Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance sera organisée prochainement. « Tout l’intérêt de ce conseil est d’associer tous ceux qui s’investissent dans le domaine préventif, les associations, les établissements scolaires, et les acteurs qui sont sur les espaces publics, au premier rang desquels les élus, les employés municipaux, qui peuvent alerter sur les comportements problématiques. Nous voulons donner des signes forts de la nécessité de retrouver des comportements plus citoyens », détaille le maire.

Depuis quelques années, Bernard Uthurry assiste à « une sorte de banalisation de la violence, y compris dans les esprits, qui n’est pas bonne. On observe une augmentation de la violence à l’échelle du territoire, on ne se sent pas totalement à l’abri ». Parmi les réponses à apporter à ces phénomènes, il est prévu une adaptation des caméras de surveillance.

« On s’interroge sur comment faire évoluer ces dispositifs, sans forcément les amplifier beaucoup, pour qu’ils puissent prendre en compte les changements de périmètres où peuvent se produire ces faits. Mais je considère toujours, comme la majorité du conseil municipal, que la vidéosurveillance n’est pas la panacée. Tout faire reposer sur la vidéo n’a pas produit de résultats spectaculaires ailleurs, y compris dans les villes hyper surveillées. »

Embaucher des policiers

Selon Bernard Uthurry, il est nécessaire d’identifier les fauteurs de troubles. Pour cela, « et d’une manière générale, on souhaite de plus en plus travailler main dans la main avec la gendarmerie. Notre petite police municipale est davantage orientée vers la tranquillité publique que le traitement de la délinquance, mais la tranquillité passe par-là aussi. »

Pour gagner en efficacité, le maire d’Oloron ne fait pas de mystère : « Je crois qu’il faudra augmenter les effectifs de la police municipale. Actuellement nous avons deux policiers et un élu, ce qui n’est pas une solution durable. Il faudrait au moins multiplier ces effectifs par deux. Quatre policiers, cela permettrait de faire des rotations pour assurer la tranquillité publique, surveiller la vitesse aux abords des écoles, faire respecter les zones bleues et la propreté en ville… Nous prévoyons cette augmentation à court ou moyen terme, elle est inscrite dans nos budgets prévisionnels pour 2024. »

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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