, Calvados: Thierry Granturco, le maire de Villers-sur-Mer, va démissionner à la fin juin

Calvados: Thierry Granturco, le maire de Villers-sur-Mer, va démissionner à la fin juin

Dans un communiqué ce mardi 26 mars, l’élu dénonce les violences dont sa famille et lui sont victimes depuis le début de son mandat. Il quittera ses fonctions le 30 juin prochain.

« Rien, jamais, ne justifie la violence. Et, cette violence, je ne veux plus l’accepter. » Après quatre années à porter l’écharpe tricolore, le maire de Villers-sur-Mer (Calvados) a annoncé mardi 26 mars, quitter ses fonctions. Dans un communiqué, Thierry Granturco dénonce ce qu’il subit, avec sa famille, depuis le début de son mandat, une violence qu’il n’avait pas anticipée.

« Je n’ai jamais anticipé qu’on s’en prendrait à ma famille et en particulier à mes fils, qui sont tout pour moi. Je ne veux plus qu’on les insulte ni qu’on les attaque sur leur lieu de travail, parce qu’ils sont les fils du maire », dénonce Thierry Granturco.

« Je n’ai jamais pensé qu’on s’en prendrait à mon chien, qui a eu la patte fracassée par un inconnu, à ma maison, à mes voitures, qu’on glisserait régulièrement dans vos boîtes aux lettres des invectives à mon encontre et à celles de mes fils… », ajoute-t-il.

« Je vais me consacrer à ma famille »

L’élu explique également avoir été insulté, menacé et même avoir porté plainte pour ces faits.  » Mais la réalité est que les élus ne sont pas vraiment protégés. Nous sommes livrés à nous-mêmes. Je n’attendrai pas que ça aille plus loin », dénonce-t-il.

Thierry Granturco dénonce également des faits de ses opposants politiques, « prêts à poursuivre le combat politique en m’accusant, en justice, dans des procédures en tous genres et qui fondent régulièrement comme neige au soleil ».

La démission de Thierry Granturco sera effective à partir du 30 juin, pour permettre à l’équipe municipale de s’organiser et à l’élu de « laisser des dossiers en ordre et un bureau propre ».

Face à la violence, ces maires crient leur ras-le-bol
Face à la violence, ces maires crient leur ras-le-bol

« J’aime Villers-sur-Mer. Je vous aime. Mais j’aime aussi et surtout ma famille. Je vous remercie pour ces 4 années, durant lesquelles j’ai beaucoup appris. Je vais me consacrer à ma famille et à mes amis, que je n’ai pas beaucoup vus depuis 2020. Je vais reprendre mon métier d’avocat », termine-t-il.

Selon une enquête du Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof), publiée dans Le Monde dimanche 19 novembre, 69% des maires déclarent avoir déjà été victimes d’incivilités (+16 points par rapport à 2020), 39% avoir subi injures et insultes (+10 points) et 27% avoir été attaqués sur les réseaux sociaux (+7 points).

Marine Langlois

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