
Un chef d’entreprise de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) a été placé sous contrôle judiciaire dans le cadre de l’enquête ouverte à la suite de l’agression d’une élue de la ville survenue en décembre, a appris samedi 16 mars l’Agence France-Presse (AFP), confirmant une information du Parisien. Il doit être jugé en juin, ont précisé samedi le parquet et la municipalité.
Le 20 décembre 2023, à Saint-Denis, en sortant d’une réunion du conseil d’administration du bailleur social Plaine Commune Habitat, Oriane Filhol, adjointe au maire, se sent suivie par deux hommes. Elle change de direction, se met à courir et finit par se réfugier dans une résidence privée. L’un des deux hommes la poursuit, la fait tomber puis lui porte plusieurs coups à la tête, ce qui lui vaudra cinq jours d’incapacité temporaire de travail. L’agression avait marqué l’opinion publique, dans un contexte de violence ciblant les élus.
Trois hommes ont été jugés, vendredi 19 janvier, au tribunal judiciaire de Bobigny, en comparution immédiate. Lors du procès, ils ont expliqué s’être vu promettre 2 500 euros chacun par un mystérieux commanditaire pour frapper une personne qu’ils ne connaissaient pas. Plusieurs peines de prison avaient été prononcées.
Au cours de l’enquête, l’attention avait été portée sur les images de vidéosurveillance de la ville, enregistrées le 20 décembre 2023. Celles-ci révèlent la scène suivante : un homme montre du doigt aux exécutants la victime, au moment où elle sort de sa réunion.
Mobile indéterminé
Oriane Filhol avait cru reconnaître sur ces images Mouloud B., un entrepreneur de la ville âgé de 57 ans, comme le donneur d’ordres. Ce dernier a fait l’objet de plusieurs portraits dans la presse locale pour son engagement social. Cependant, elle avait écarté aussitôt cette hypothèse car « cela semblait vraiment trop gros ».
Mais au début de mars, le chef d’entreprise a entamé une conversation avec la victime à l’occasion d’un gala de boxe pour prendre de ses nouvelles, et aurait tenté de justifier son absence à la réunion qui s’était tenue le soir des faits.
« Au moment où il s’est assis à côté de moi, j’ai développé l’intime conviction que c’était lui », relate Mme Filhol, qui a alors immédiatement alerté la police.
Après un complément d’enquête, Mouloud B. a été interpellé mercredi matin à son domicile. « Il reconnaît qu’il était présent le soir des faits sur les lieux tout en se disant complètement étranger à l’agression », déclare à l’AFP le parquet de Bobigny.
Le mobile du passage à tabac reste encore indéterminé, la mairie et la victime disant ne pas avoir de litige avec l’entrepreneur. « Tout cela nous apparaît complètement flou et incompréhensible », ajoute le maire de Saint-Denis, Mathieu Hanotin (Parti socialiste), en espérant que l’audience de juin permettra de faire la lumière sur cette affaire.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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