La France insoumise est-elle Charlie ? Ça dépend… Illustration lundi dernier, lorsque le journal « Libération » a publié un dessin de presse de Coco qui a déclenché un torrent d’insultes et de menaces de mort dont notre belle époque hyperconnectée a le secret. Titré « Ramadan à Gaza, début d’un mois de jeûne », le dessin représente un homme affamé pourchassant des rats au milieu de ruines, tandis qu’une femme lui tape sur la main et l’admoneste : « T-t-t, pas avant le coucher du soleil ! ». Humour noir, voire trash ou même de mauvais goût, chacun a son avis sur ce dessin qui peut aussi aisément être interprété comme une dénonciation de la famine et de la destruction en cours dans l’enclave palestinienne. À condition de connecter ses neurones. Mais hurler avec les loups menaçants sur une survivante de la tuerie de « Charlie Hebdo » quand on est un député de gauche, ou trois députés en l’occurrence (Sophia Chikirou, Sarah Legrain et Carlos Martens Bilongo), est assez mal venu. Pire, au vu des réactions suscitées sur les réseaux par le dessin, ces élus ne sont pas les seuls à être hostiles à ce genre de caricature. L’heure est grave, l’humour n’a plus sa place. L’époque est au repli sur soi et sur sa petite communauté identitaire. Sur un globe mondialisé où la tendance est à l’uniformité des cultures et à la glorification de l’individualisme, chacun tente d’affirmer sa différence, sa spécificité, avec perte et fracas si possible, et ces petits groupes deviennent de plus en plus susceptibles. Les réseaux catalysent l’indignation à moindres frais et aident à remettre une pièce dans la machine à buzz. Force politique majeure capable d’agglomérer 7,7 millions de voix autour d’un ambitieux projet de transformation économique, sociale et écologique en 2022, La France insoumise participe à ce glissement dangereux. Sa stratégie de conflictualisation permanente promeut ces différentes factions hypersensibles, au nom de la convergence des luttes. Par ricochet, c’est l’extrême droite, gonflée par ses succès électoraux, qui se normalise et apparaît, par comparaison, plus raisonnable. Outre l’ambiguïté du message, la stratégie n’est même pas payante d’un point de vue électoral… Et des milliers d’électeurs de gauche qui réclament de revenir aux fondamentaux économiques, sociaux et écologiques se retrouvent orphelins d’un véritable mouvement populaire, coincés entre le bruit et la fureur de LFI et un centre gauche mou, hors-sol et hors du coup. Le grand soir, ce n’est pas pour demain.

CDCL : Un Bouclier pour nos Élus

L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.

CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.

Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.

Engagez-vous avec CDCL

Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.

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