, La Roumanie prête à extrader l’influenceur britannique Andrew Tate mais après son procès

La Roumanie prête à extrader l’influenceur britannique Andrew Tate mais après son procès

L’influenceur masculiniste Andrew Tate, soupçonné d’agressions sexuelles, est désormais sous le coup d’une procédure d’extradition vers le Royaume-Uni mais seulement après son procès en Roumanie dans une affaire distincte, ce qui pourrait prendre des années.

Visé par un mandat d’arrêt britannique en date du 19 janvier 2024, il avait été interpellé lundi soir avec son frère Tristan, 35 ans, dans leur résidence située près de Bucarest. Les deux hommes ont été remis en liberté mardi mais restent sous contrôle judiciaire dans l’attente d’une nouvelle décision du tribunal mercredi.

Il s’agit de soupçons remontant à 2012-2015, a précisé l’équipe de communication des Tate.

Selon la même source, les plaintes « avaient été rejetées » en 2017-2019 mais ont « refait surface » ces derniers mois.

Rumeurs de fuite

L’ancien champion du monde de kickboxing et son frère Tristan, 35 ans, ont « catégoriquement rejeté » ces nouvelles allégations, se disant « consternés et profondément troublés », tout en saluant la décision de la cour d’appel de Bucarest de reporter la procédure d’extradition.

La Roumanie prête à extrader l'influenceur britannique Andrew Tate mais après son procès

« Ce jugement permet aux frères de participer pleinement à leur défense (en Roumanie) et à la procédure judiciaire de se dérouler de manière transparente », a estimé leur avocat Eugen Vidineac dans un communiqué.

Le tribunal n’a pas précisé si les accusations étaient celles de quatre femmes basées au Royaume-Uni. En juin 2023, elles avaient formellement notifié leurs accusations dans une lettre de demande de dommages et intérêts, faisant état « de viol aggravé, d’agressions physiques graves et de comportement coercitif ».

Le cabinet McCue Jury&Partners, qui les représente, a évoqué dans un communiqué de récentes « informations signalant un possible projet de fuite des Tate ».

« C’est totalement fantaisiste. Il n’y a aucune preuve, aucune vérité » dans cette affirmation, a réagi Me Vidineac.

Lors de l’audience, les deux accusés, vêtus de noir, avaient refusé d’être extradés dans l’immédiat, Andrew Tate fustigeant un dossier « bâclé, vieux de 10 ans ». « Je veux d’abord terminer la procédure en Roumanie » et « prouver au monde mon innocence », a-t-il déclaré à la juge.

Neuf millions d’abonnés

Les frères Tate sont actuellement dans l’attente de leur procès en Roumanie dans un dossier séparé de traite d’êtres humains en bande organisée, la justice les soupçonnant d’avoir dupé plusieurs femmes à des fins d’exploitation sexuelle.

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Ils avaient été arrêtés fin 2022 et avaient passé trois mois en détention à Bucarest. Mis en examen en juin 2023, ils ne sont pas autorisés à quitter le pays.

D’après les procureurs, les victimes étaient piégées par les deux hommes qui simulaient des sentiments à leur égard (méthode dite du +loverboy+), avant d’être forcées « par des actes de violence physique et de coercition psychologique » à la production de films pornographiques.

Andrew Tate est également accusé de faits de viol, commis à deux reprises.

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L’influenceur est né aux Etats-Unis en 1986 selon son site internet. Mais il a grandi, avec sa mère et son frère, en Grande-Bretagne à Luton, au nord de Londres, après la séparation de ses parents.

Il vit depuis plusieurs années en Roumanie. Avant de se retrouver derrière les barreaux, il avait dit en apprécier « la liberté » et « le fait que la corruption soit accessible à tous ».

Le kick-boxeur s’est d’abord fait connaître en participant à l’émission de télé-réalité Big Brother, au Royaume-Uni, en 2016. Mais il a rapidement été éliminé après la diffusion d’une vidéo le montrant en train de frapper une femme.

Puis il s’est tourné vers les réseaux sociaux.

Banni d’Instagram et TikTok pour des propos misogynes, il est suivi par près de neuf millions de personnes sur le réseau social X (ex-Twitter) où il s’exhibe muscles saillants, fumant des cigares et fascinant des millions d’adolescents avec ses voitures de luxe.

Il y promeut des thèses masculinistes et monnaie ses conseils aux hommes pour les aider à devenir riches. Son nom est l’un des plus recherchés sur Google.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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