Mis en examen pour viol et agression sexuelle au mois de septembre, le maire divers droite de Concarneau (Finistère) Quentin Le Gaillard est exhorté, par l’opposition, de démissionner de son poste. L’élu maintient sa position malgré les différentes actions politiques et citoyennes menées contre lui.
L’opposition finistérienne s’organise contre le maire de Concarneau (Finistère) Quentin Le Gaillard (DvD), mis en examen pour « viol » et « agression sexuelle », le 18 septembre dernier.Après les élus de gauche du conseil municipal de la ville, les Écologistes du pays de Concarneau-Quimperlé ont demandé, ce vendredi 2 octobre, la démission de l’édile âgé de 28 ans.
· Garde à vue et mise en examen
Au cœur d’une enquête préliminaire, le maire de Concarneau a été placé en garde à vue le 17 septembre, et mis en examen le lendemain.
Élu en mars dernier, Quentin Le Gaillard, a fait l’objet d’une plainte déposée par une victime majeure dénonçant un viol. Il avait déjà été placé en garde à vue en juin dernier.
Outre sa mise en examen, le maire doit respecter un contrôle judiciaire strict « avec notamment un suivi et des interdictions de contact avec la victime et de paraître à son domicile », a précisé le parquet de Brest à BFM.
· Démis de ses fonctions à l’agglomération
Quelques heures après l’annonce de sa mise en examen, le président de Concarneau Cornouaille Agglomération (CCA), Olivier Bellec, a procédé au retrait des fonctions de premier vice-président de Quentin Le Gaillard.
Dans son équipe, le maire a également dû essuyer des pertes. La plus jeune élue municipale de Concarneau, Julie Leroy, a annoncé sa démission, le 24 septembre, dans un communiqué auquel Le Télégramme a eu accès. « Le contexte actuel ne correspond plus aux valeurs et aux convictions qui sont les miennes », a-t-elle justifié.
· Une Femen escalade la mairie
Face à ces accusations, des associations ont réagi. C’est notamment le cas des Femen. Une militante a escaladé, ce lundi 28 septembre, la façade de la mairie pour protester, seins nus, sur le balcon de l’hôtel de ville et réclamer la démission du maire.
« Le Gaillard, tu sors, maintenant, dehors », a-t-elle clamé, quelques heures avant le début du conseil municipal, initialement prévu le 17 septembre, mais reporté à cause de la garde à vue de l’édile concarnois.
· L’opposition réclame sa démission
Dans les rangs du conseil municipal, les huit élus de gauche ont, eux aussi, exigé la démission de Quentin Le Gaillard, dans un communiqué,publié mardi 22 septembre. Le leader de la liste divers gauche Concarneau citoyenne et participative, Thomas Le Bon, a invoqué « l’image de la ville » au micro d’Ici Breizh Izel.
L’un des élus du conseil municipal, Tim Flao, a lancé une pétition, prônant « l’exemplarité ». Cette dernière passe, selon lui, par « la démission ». Ce vendredi 2 octobre, elle affichait 556 signatures.
L’élue d’opposition Manon Rosario a réitéré sa demande, lundi 28 septembre, lors du conseil municipal, auquel a assisté une centaine de personnes dans le public. Certaines femmes tenaient des affiches dénonçant les violences sexistes et sexuelles.
Au lendemain de ce conseil municipal, les Écologistes du pays de Concarneau-Quimperlé ont, eux aussi, réclamé la démission du maire. « Quentin Le Gaillard ne dispose plus de la légitimité ni de l’autorité morale nécessaire pour exercer la puissance publique. Concarneau ne peut pas rester le théâtre d’une crise permanente », expliquent les Écologistes à Ouest-France.
· Le maire pointe du doigt l’opposition
Quentin Le Gaillard a profité du conseil municipal pour répondre aux attaques de l’opposition, l’accusant de participer à la « justice médiatique ».
« Vous avez beau dire que vous ne confondez pas les choses et que vous respectez la présomption d’innocence, lorsque vous demandez la démission, vous confondez la présomption d’innocence avec présomption de culpabilité », a affirmé ce dernier.
Celui-ci a reconnu que la situation était « grave », mais il a assuré qu’il ne « lâcherait pas », se comparant à un « capitaine » qui « tient la barre » lorsque « le bateau tangue ».
Sa comparaison a suscité quelques huées dans les rangs de l’opposition et le public. « Vous êtes un maire légal, mais plus un maire légitime », lui a notamment lancé l’ancien maire de Concarneau Gilbert Le Bris.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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