Violences contre les élus: « En quinze ans, je n’ai jamais vécu des moments d’aussi forte tension », confie Loïc Dombreval, député LREM des Alpes-Maritimes

, Violences contre les élus: « En quinze ans, je n’ai jamais vécu des moments d’aussi forte tension », confie Loïc Dombreval, député LREM des Alpes-Maritimes

« Ma famille était menacée. J’avais fait une demande de port d’arme, mais elle a été refusée. » Henri Leroy sourit. L’affaire évoquée par l’ancien maire LR de Mandelieu est ancienne. En avril 2017, sa prise de position contre la vente de « voiles islamiques » chez H&M lui vaut un mail inquiétant. « J’ai porté plainte, précise le sénateur. Mais il n’y a pas eu de suite, car le courriel provenait d’Algérie. »

L’ancien officier de gendarmerie fronce les sourcils. « Ce qui était un cas isolé et exceptionnel, à l’époque, est devenu monnaie courante. On a franchi un palier. Avant, il n’y avait que des mots. Aujourd’hui, certains n’hésitent plus à passer aux actes. »

« C’est une évolution très inquiétante », confirme Loïc Dombreval, menacé de décapitation le 4 janvier après sa prise de position en faveur du Pass vaccinal. En quinze ans de vie politique, je n’ai jamais vécu des moments d’aussi forte tension. »

Le député LREM azuréen, comme Henri Leroy, pointe la responsabilité des réseaux sociaux et juge nécessaire de durcir la réponse pénale: « Ces pressions peuvent influencer le vote des parlementaires. Aucun édile n’osera le dire, mais c’est ma conviction. Ce n’est pas tolérable dans une démocratie. »

« Si les élus se trouvent en situation de céder à une menace, ils ne sont plus libres de leur choix, paraphrase son collègue marcheur Cédric Roussel. Ma permanence a été plusieurs fois la cible d’actes de vandalisme. J’ai été insulté de visu, sur la toile, par courrier, de manière anonyme. Ce n’est pas plus acceptable pour un élu que pour quiconque. »

« Ce problème est celui de tous les Français »

David Lisnard insiste également sur cet aspect: « Ce problème est celui de tous les Français confrontés à la violence. Il faut donner à la justice les moyens de répondre à ce phénomène. »

« Les élus locaux sont dans la vraie vie, souligne le maire LR de Cannes. Nous sommes tous les jours, physiquement, dans des situations de conflit. La plupart du temps, ça se passe sans heurt. Je me balade seul dans ma ville. Mais parfois, c’est vrai, il y a des interpellations, des menaces. »

Le président de l’Association des maires de France a rendez-vous le 18 janvier avec le ministre de la Justice. « Je souhaite que l’AMF puisse se porter partie civile lorsque des élus sont visés, détaille l’édile. Cela nous permettra de mieux accompagner les victimes. »

« Le chef de l’État jette de l’huile sur le feu »

Si les élus maralpins assurent, pour la plupart, vivre « sans crainte » l’exercice de leur mandat, ils disent tous ressentir ce regain de tension dans la vie publique. C’est le cas du sénateur Républicain Philippe Tabarot, convaincu qu’il ne « faut pas prendre cela à la légère ». C’est également la position de sa sœur, la députée LR Michèle Tabarot, qui « condamne » les auteurs de violences mais « déplore » l’attitude du chef de l’État: « En manquant de respect aux Français, il jette de l’huile sur le feu. »

« Le problème de fond, c’est la dégradation du débat public, conclut Ladislas Polski, maire MRC de La Trinité. Nous devons regagner en sérénité. »

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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