
Chargée de l’égalité femmes-hommes et de la lutte contre les violences, la nouvelle élue lourdaise, Edna Graciette Da Silva Semedo, se livre sur sa mission et le projet qu’elle souhaite concrétiser d’ici la fin du mandat.
Si certains élus de la ville de Lourdes sont connus de longue date des Lourdais, ce n’est pas vraiment le cas d’Edna Graciette Da Silva Semedo. La thérapeute, énergéticienne et réflexologue de profession est l’un des nouveaux visages de l’équipe du maire, Thierry Lavit, réélu en mars dernier.
À l’instar des autres conseillers municipaux de la majorité, elle s’est vu adresser pour ce mandat une délégation spécifique… Inédite même, car il s’agit de la première fois qu’un élu de Lourdes est chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes, ainsi que de la lutte contre les violences et les discriminations. Un titre qui est généralement celui d’un ministre, plutôt qu’un élu local…
Aider les autres, ça lui plaît
Et c’est justement pour porter cette délégation qui lui « tient particulièrement à cœur » qu’Edna Graciette s’est engagée aux côtés de Thierry Lavit. « Le maire a pour ambition de faire plus sur ces thématiques au cours de son second mandat, indique l’élue de 53 ans. Nous nous sommes rencontrés avec Thierry Lavit par l’intermédiaire d’une connaissance commune. Mon parcours et ma personnalité ont dû faire sens chez lui. C’est lui qui m’a alors proposé de rejoindre son équipe pour m’occuper de cette délégation. »
L’occasion pour la thérapeute installée rue de Bagnères de s’investir pour la ville dont elle a eu le « coup de cœur » il y a une dizaine d’années. « J’étais venue en vacances à Lourdes et j’ai adoré, raconte la Parisienne d’origine. C’est une ville très humaine, où les gens sont très généreux. Et puis, j’adore la nature… C’est pour cela que je suis venue vivre ici. »
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Avant de rejoindre la cité mariale, dans le cadre de sa précédente expérience professionnelle à Paris, Edna Graciette s’était d’ailleurs déjà engagée pour aider les autres. Avec certaines de ses connaissances, elle avait créé un lieu, ou plutôt un groupe de soutien et d’entraide, où les gens pouvaient venir parler de leurs problématiques par rapport à des violences vécues, des changements de vie, etc. « C’est quelque chose qui me touche depuis toujours, poursuit-elle. Donc j’ai naturellement accepté d’être la conseillère municipale déléguée à l’égalité femmes-hommes, à la lutte contre les violences et les discriminations. »
Un projet sur le mandat
« Pour bâtir une maison solide, il faut des fondations solides », aime répéter l’élue. Pas question de foncer tête baissée, donc. Edna Graciette vit les premiers mois de son mandat comme une phase d’observation où elle repère et rencontre les différents acteurs du territoire engagés notamment pour les droits des femmes, la lutte contre les violences et les discriminations (France Victimes, CIDFF des Hautes-Pyrénées, UAPED et Maison des femmes du centre hospitalier Tarbes-Lourdes, la police nationale, etc.). Le but étant de voir ce qui existe déjà, ce qui peut être amélioré ou renforcé…
Un travail analytique qui, dans la suite du mandat, devrait conduire à la création à Lourdes de deux lieux distincts pour aider les personnes victimes de violences (un pour les femmes, un pour les hommes). « C’est notre engagement de campagne, rappelle l’élue. Créer des lieux d’accueil et d’écoute où l’on peut retrouver de la dignité, de la confiance en soi, se reconstruire de A à Z… Où l’on peut renaître en quelque sorte. »
S’il est encore trop tôt pour donner les contours exacts du projet, il est évident qu’il se construira avec les acteurs déjà existants sur cette thématique : « Ce sont eux les experts qu’il faut fédérer pour être encore plus efficients. Même si le sujet des violences est moins tabou qu’avant, beaucoup de personnes n’osent toujours pas parler de ce qu’elles ont pu vivre… Et elles ont besoin d’aide ! Il faut des lieux pour aider les gens à se reconstruire, se retrouver, se revaloriser. Il faut être en mesure de les accompagner pour qu’elles puissent se rendre compte qu’elles peuvent refaire leur vie. Redonner de l’espoir, c’est juste magnifique ! » Plus qu’une mission municipale, une raison d’être pour Edna Graciette.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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