Les agressions d’élus en 2025, à un niveau équivalent à celui de l’année 2024

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Venu ouvrir la commission plénière du Calaé à Beauvau, le ministre de l’Intérieur a évoqué la campagne municipale de mars dernier, la qualifiant de « difficile » avec « une explosion des atteintes ».

« Avec les élections municipales, on a enregistré depuis le début de l’année 1.800 atteintes contre 1.000 sur la même période de l’année dernière », a-t-il annoncé.

« Rien que sur la période des élections (période préélectorale six avant le scrutin, ndlr), on est à 1.300 atteintes », a ajouté. Selon les données du Calaé, comparées à la même période de 2020, ces atteintes ont plus que doublé (+117%).

En 2024, les agressions d’élus avaient baissé de 9,3% avec 2.501 faits recensés, soit 48 par semaine, principalement à l’encontre des maires et conseillers municipaux. Cette baisse était intervenue après une hausse de 13,5% en 2023.

En 2025, comme l’année précédente, la majorité des atteintes concerne des menaces ou des outrages (68%). En 2025, ces atteintes ont été commises dans 27% des cas par voie cyber (24% en 2024).

Les élus les plus touchés sont en majorité des maires (65% des victimes), les adjoints et les conseillers municipaux représentent 19% des victimes et les les parlementaires 13% (12% pour les députés, 1% pour les sénateurs).

Au total, 84% des atteintes ont été commises en 2025 à l’encontre d’un membre d’un exécutif local (77% en 2023, 82% en 2024). Cette tendance, selon le Calaé « peut s’expliquer par le volume de maires dans le nombre d’élus et par le fait que le maire demeure le représentant de l’autorité le plus identifié par les citoyens ».

« Le maire, c’est celui qui est à portée de réprimande et parfois malheureusement de violences physiques », a déploré le ministre.

Créé en mai 2023 sous l’égide du ministère de l’Intérieur, le Calaé a pour mission de compiler et d’analyser les données, d’anticiper les réponses et d’accompagner les élus victimes.

Pour aider les élus, le Calaé a mis au point un « pack de sécurité » leur permettant notamment de mieux signaler les atteintes et de proposer des actions de prévention (diagnostic de sécurité d’une mairie, du domicile du maire, etc.).

Depuis, le dispositif a été complété avec notamment le déploiement de « boutons d’alerte » et la création d’un réseau de 3.400 référents « atteintes aux élus » au sein des forces de l’ordre.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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