Le drame de Lyhanna a pesé sur chaque mot de la séance du vendredi 26 juin au Conseil départemental. Après une minute de silence, les élus gersois ont voté un vœu pour que la France se dote enfin d’une loi intégrale contre les violences faites aux femmes et aux enfants, assortie des moyens à la hauteur des enjeux.
Il y avait, dans la salle du conseil départemental du Gers ce vendredi 26 juin, quelque chose de plus solennel qu’à l’accoutumée. La séance a commencé par une minute de silence en mémoire de la petite Lyhanna.
Devant l’assemblée, le président du département a tenu à exprimer « tout [son] soutien à la famille et aux proches de la jeune collégienne assassinée ». Il a pointé « un cumul de dysfonctionnements graves » et posé sans détour la question des moyens : manque de magistrats dans le Gers, brigades de gendarmerie supprimées au fil des années. « La question des moyens ne peut et ne doit être éludée », a-t-il martelé.
Les crédits du département consacrés à la seule aide sociale à l’enfance sont passés de 28,5 millions d’euros en 2020 à 41,6 millions en 2025, soit 44 % de hausse. Le constat s’impose : « Ce drame a malheureusement démontré que la protection des plus fragiles, et en particulier des enfants, doit être une grande cause nationale. »
Une réponse systémique
C’est dans ce contexte que Charlette Boué, vice-présidente en charge des solidarités, a présenté le vœu soumis au vote : l’inscription dès la rentrée à l’ordre du jour du Parlement d’une loi intégrale contre les violences sexistes et sexuelles. Un texte porté par une coalition transpartisane de 160 parlementaires conduite par la députée Céline Thiébault-Martinez, avec qui la vice-présidente a travaillé à Paris cette semaine.
Une « loi intégrale » n’est pas un texte sectoriel. Charlette Boué l’a précisé : elle « repose sur une approche globale qui vise à traiter les violences dans toutes leurs dimensions : prévention, repérage, protection, accompagnement des victimes, prise en charge des auteurs, accès à la justice, formation des professionnels et coordination des acteurs publics ». Inspirée du modèle espagnol, elle ferait évoluer simultanément plusieurs codes : pénal, civil, protection de l’enfance, santé.

« Des moyens à la hauteur »
Chaque année en France, plus de 325 000 femmes et 160 000 enfants sont victimes de violences sexistes ou sexuelles. Le vœu adopté réclame que la loi de finances 2027 prévoie des moyens à la hauteur, que la lutte soit reconnue « grande cause nationale » et que le rôle des départements y soit pleinement reconnu.
« Les violences sexistes et sexuelles ne peuvent plus être traitées par une succession de réponses ponctuelles. Elles nécessitent une véritable politique publique, globale et coordonnée, qui mobilise tous les acteurs autour de la prévention, de la protection des victimes et de l’accompagnement », a conclu la vice-présidente.
Au fil des dossiers
- Premier CFU
Le Département a présenté son premier Compte Financier Unique (CFU), qui fusionne compte administratif et compte de gestion. Ce format offre une lecture consolidée de la situation budgétaire et patrimoniale. L’exercice 2025 marque une amélioration des équilibres financiers. L’épargne brute atteint 24,3 M€, en hausse de 5,75 M€ sur un an, portée par la progression des droits de mutation (29 M€ contre 23,5 M€ en 2024). Le taux d’épargne brute remonte à plus de 8 %, contre 6,4 % un an plus tôt. Malgré cette amélioration, les marges de manœuvre restent limitées. Les dépenses sociales demeurent le premier poste budgétaire avec 182 M€, soit plus de 52 % des dépenses réelles. Les investissements atteignent 66 M€, marqués par les travaux de mise à 2×2 voies de la RD1124.
- Agence d’attractivité
Les élus ont également validé la transformation du Comité départemental du tourisme Destination Gers en Agence départementale d’attractivité et du tourisme. L’objectif : élargir la stratégie au-delà du tourisme pour renforcer l’attractivité résidentielle, économique, médicale et étudiante du territoire.
La majorité départementale a réaffirmé son soutien au secteur culturel via plusieurs dispositifs de subventions, cela au moment où de nombreuses voix s’élèvent contre la remise en question de la saison culturelle à Fleurance. Le Département défend une politique culturelle comme levier de cohésion sociale et de développement local.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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