Violences sexuelles dans le sport : un manifeste dans l’Hérault pour « définitivement briser la loi du silence »

, Violences sexuelles dans le sport : un manifeste dans l’Hérault pour « définitivement briser la loi du silence »

Face à l’augmentation des signalements, la préfète de l’Hérault mobilise institutions, élus, fédérations et clubs professionnels ou amateurs autour d’un engagement commun.

Les chiffres progressent, les témoignages se multiplient et les condamnations rappellent que le sport n’échappe pas aux violences sexistes et sexuelles. Face à cette réalité, l’Hérault a choisi de passer à l’offensive. Réunis mardi à la préfecture de Montpellier, représentants de l’État, collectivités, fédérations et clubs professionnels comme amateurs ont signé un manifeste départemental visant à renforcer la prévention, le repérage et le signalement des violences dans le sport.

« Je voulais un temps officiel pour cet engagement collectif », a expliqué la préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet. « Les témoignages que nous entendons permettent de faire émerger des signaux parfois faibles mais essentiels pour détecter ces violences. » Pour la représentante de l’État, le sujet est devenu « un enjeu majeur… Jadis, ces faits étaient considérés comme des incidents isolés. Aujourd’hui, nous savons qu’ils relèvent d’un phénomène plus large, longtemps alimenté par une culture du silence. »

La préfète a également salué la réactivité des services de l’État, capables d’intervenir parfois « dans la journée » lorsqu’un signalement est effectué. « Notre priorité est de protéger la victime, mais aussi d’éventuelles autres victimes. » Son ambition est claire : « Faire de l’Hérault un département pilote dans la lutte contre ces violences. »

Apprendre à repérer « les signaux faibles »

Pour les acteurs réunis autour du manifeste, l’enjeu est désormais d’agir avant que les faits ne surviennent. Encore faut-il savoir les identifier.

Laurence Collas, directrice régionale de la jeunesse, de l’engagement et des sports d’Occitanie, a évoqué une enquête menée auprès de près de 400 encadrants associatifs. « Des comportements que nous considérons comme très graves n’étaient pas toujours perçus comme tels. Si l’on ne voit pas les violences, on ne les signale pas. » Le manifeste entend ainsi renforcer la formation des dirigeants, éducateurs et bénévoles afin d’améliorer la détection des situations à risque.

Même objectif pour le Comité départemental olympique et sportif. Son président, Bernard Soto, a rappelé les actions engagées depuis 2020 : « Il faut agir avant le passage à l’acte. »

La question du consentement

Au nom de l’Association des maires de l’Hérault, Isabelle de Montgolfier, maire de Saussines et vice-présidente de la Maison des Femmes de l’Hérault, a rappelé que la vigilance devait concerner l’ensemble de la société. « Je parle comme élue, mais aussi comme maman et mamie d’enfants investis dans le sport. Le respect du corps et la question du consentement sont essentiels. »

L’AMF34 prévoit de mobiliser son centre de formation des élus pour diffuser ces enjeux dans les communes. L’élue a également plaidé pour une meilleure utilisation des Conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), qu’elle juge encore « sous-utilisés ».

Au-delà du manifeste, tous les signataires ont défendu la même ambition : faire en sorte qu’aucun enfant n’ait plus à choisir entre sa passion sportive et sa sécurité.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

Source de l’article : Source