Délinquance à La Baule : le maire veut «désaisonnaliser les renforts policiers pour améliorer la sécurité»

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Le week-end de la Pentecôte a été particulièrement agité à La Baule. Profitant des beaux jours, de nombreux visiteurs ont afflué dans cette station balnéaire de Loire-Atlantique. Mais, lundi, plusieurs débordements ont été signalés, notamment des bagarres entre jeunes survenues en pleine rue et sur la plage.

Des images des incidents ont largement circulé sur les réseaux sociaux. On y voit des dizaines d’individus s’affronter en bord de mer, au point de perturber la circulation automobile à proximité. Cinq personnes ont été interpellées dimanche et une enquête a été ouverte. Une autre vidéo montre également une scène de bousculade à la gare de La Baule, où des jeunes n’hésitent à se pousser pour monter à bord d’un train à l’arrêt. « Wallah, il n’y aura pas de place », lance l’un d’eux en riant, au milieu du brouhaha.

L’édile interpelle l’État

Les forces de l’ordre ont confirmé que certains jeunes impliqués étaient originaires de Nantes. Le maire de La Baule, Franck Louvrier, ne se dit pas surpris. Joint par le JDD, l’édile LR estime que ces faits traduisent « l’explosion de la délinquance dans les villes proches, comme Saint-Nazaire ». Il regrette également que les renforts policiers, habituellement prévus pour les mois de juillet et août, ne soient pas encore déployés.

« Il faut désaisonnaliser les renforts policiers pour améliorer la sécurité lors des week-ends chargés. J’interpelle l’État qui doit mettre plus de moyens au niveau national », plaide-t-il, rappelant que la population de La Baule est « multipliée par dix en été ». Ce week-end de Pentecôte, particulièrement fréquenté en raison d’une météo clémente, était d’ailleurs comparable à un « 14-Juillet ». Face à l’affluence et aux risques de débordements, Franck Louvrier prévoit d’ores et déjà de déplorer « une brigade canine » voire de lancer durant l’été une « brigade de nuit ».

« Le lendemain, vous ne savez pas dans quel état vous allez retrouver votre vitrine ou votre terrasse »

Selon l’élu, « les commerçants, en particulier ceux de l’avenue du général de Gaulle, ont sans surprise été très perturbés par ces événements ». Au fil des années, certains d’entre eux disent observer une évolution de leur clientèle, qu’ils considèrent de plus en plus irrespectueuse. « On les voit arriver torse nu, en maillot de bain, et ça parle très, très mal », confie ainsi une commerçante à Europe 1. D’autres dénoncent également les incivilités liées aux déchets laissés sur place : bouteilles d’alcool vides, détritus voire urine. De quoi susciter une véritable inquiétude : « Le lendemain, vous ne savez pas dans quel état vous allez retrouver votre vitrine ou votre terrasse. » Certains redoutent même de perdre leur « belle clientèle » et de voir La Baule devenir une destination moins attractive.

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L’enfer à Palavas-les-Flots

La Baule n’est toutefois pas un cas isolé. Chaque été, plusieurs stations balnéaires, comme Deauville, Calais, Saint-Tropez, Nice ou Toulon, sont confrontées à des phénomènes similaires de délinquance. À Palavas-les-Flots, près de Montpellier, l’été 2020 – marqué par la fin du confinement – avait ainsi été particulièrement éprouvant pour les habitants et les commerçants. Des manifestations réunissant des centaines de personnes s’étaient tenues plusieurs dimanches consécutifs pour dénoncer l’insécurité.

Les incidents y avaient été nombreux : rixes, agressions, rodéos urbains, nuisances sonores, dégradations ou encore jets de déchets. Mi-juin, un barman avait été victime d’une violente agression, recevant onze coups de couteau alors qu’il venait de monter dans sa voiture après son service. Par la suite, un adolescent de 13 ans avait lui aussi été poignardé lors d’une fête foraine. En juillet, un veilleur de nuit travaillant sur une plage privée avait été agressé au couteau par un individu qui lui réclamait… une simple bouteille d’eau. Autant d’événements ayant profondément marqué les résidents de la station et qui font redouter la saison estivale à certaines communes du bord de mer.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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