
À Tréogan, petit village breton des Côtes-d’Armor d’à peine plus de 100 habitants, la stupeur domine. Deux jours après l’interpellation de leur maire, les habitants tentent encore de comprendre. Élu en mars 2026, Matthis Ternel, 27 ans, a été placé en garde à vue puis en détention provisoire dans le cadre d’une enquête pour viols et agressions sur plusieurs victimes.
Selon des informations de Ouest-France, confirmées par Le Télégramme, l’élu est visé par six chefs d’accusation, dont plusieurs pour viols, y compris sur mineurs et sur des personnes vulnérables. L’enquête, pilotée par un juge d’instruction à Toulon, s’étend à la fois en Bretagne et dans le Var, où au moins six victimes ont été identifiées. Parmi elles, l’une était mineure au moment des faits, âgée de 17 ans.
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Selon le parquet de Toulon, l’élu est également soupçonné d’avoir « dirigé un groupe sectaire », structuré autour de discussions en ligne. Les participantes, présentées comme adeptes de spiritualité et de philosophie, se voyaient promettre l’accès à un « cinquième palier d’instruction ultime », à condition de suivre ses enseignements.
Des contributions demandées allant jusqu’à 30 000 euros
L’enquête a débuté en 2022 après la plainte d’une étudiante de 21 ans en Mayenne, qui accusait l’homme de la menacer de mort si elle quittait ce groupe. Il aurait progressivement mis en place un système hiérarchisé lui permettant d’entrer en contact avec des victimes, jusqu’à des échanges à caractère sexuel. Son téléphone a été saisi lors de son interpellation, survenue mardi 28 avril.
Le parquet évoque aussi un « contrôle très intrusif dans la vie personnelle et intime » de certaines jeunes femmes, ainsi que des demandes de « dévotion totale », certaines étant incitées à le reconnaître comme « l’absolu » et le « divin ». Des contributions financières auraient également été exigées, allant de quelques centaines d’euros à près de 30 000 euros pour l’une des victimes présumées.
Arrivé en Centre-Bretagne il y a un peu plus de deux ans, Matthis Ternel s’était installé dans cette commune des Côtes-d’Armor, à la frontière du Finistère et du Morbihan. Il se présentait comme ingénieur freelance, mais plusieurs habitants s’interrogeaient sur son activité.
« Il y avait quelque chose qui clochait »
Selon Ouest-France, le maire avait acquis plusieurs biens immobiliers dans le village sans jamais y réaliser de travaux. « On disait qu’il y avait quelque chose qui clochait », raconte une ancienne élue locale au quotidien.
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Depuis l’arrestation de l’édile, le bourg vit au rythme des révélations. « On a vu les gendarmes dans le bourg mardi matin, avec des chiens… On se demandait ce qu’il se passait », raconte une habitante. « Mais on était loin d’imaginer cela… »
Certains habitants s’inquiètent des conséquences pour la commune. « Pour une petite commune comme la nôtre, c’est compliqué. Comment ça va se passer maintenant ? », s’interroge un ancien adjoint.
Présumé innocent, Matthis Ternel a été présenté à un juge des libertés et placé en détention provisoire à Saint-Brieuc. Il doit être transféré prochainement dans le Var pour la suite de l’instruction. Il conteste les faits qui lui sont reprochés.
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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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