
S’est-il passé quelque chose en marge du conseil municipal de Bénouville ? Une commune proche de Caen (Calvados) où l’opposition entre le nouveau maire et l’ancienne maire est plus que tendue depuis les élections municipales de mars 2026. Après une plainte pour diffamation, l’ex-maire de Bénouville a aussi saisi le tribunal administratif.
Lundi 27 avril 2026, comme la loi l’oblige lors du vote du compte administratif, le maire se retire de la salle du conseil. C’est à ce moment, au cours d’une séance « très, très houleuse », décrit Thomas Crenn le 1er adjoint, lors « d’un instant d’une minute, une minute trente », que Paul Martin le maire s’est retrouvé avec l’ancienne maire Clémentine Le Marrec, elle aussi obligée de sortir.
« Un comportement inacceptable »
Sitôt les deux élus revenus en conseil, aucune réaction. Mais à la suite du conseil, Clémentine Le Marrec a envoyé un mail à l’ensemble des élus. Le mardi matin, c’est sur un post Facebook qu’elle a cette fois rendu public ce qu’elle considère comme un « incident », se disant « victime d’un comportement inacceptable de la part de Monsieur le Maire. »
À deux reprises, dans le hall de la mairie, il s’est approché de moi de manière agressive, avec une attitude menaçante, au point de me faire craindre qu’une agression physique se produise. La seconde fois a été particulièrement intimidante.
Pour expliquer le fait qu’elle n’ait pas réagi de retour dans la salle du conseil, Clémentine Le Marrec dit que, « sur le moment, j’ai poursuivi la séance avec sang-froid. Mais avec le recul il m’apparaît clairement que ce comportement n’avait rien de normal ni d’acceptable. Face à la gravité des faits, j’ai décidé de déposer une main courante (à la gendarmerie de Ouistreham) et de les signaler au procureur. »
« Il n’y a eu aucune violence »
Joint par Liberté Actu.fr, Paul Martin affirme « qu’il n’a jamais agressé Mme Le Marrec. C’est complètement dingue, il n’y a eu aucune violence, tout le conseil municipal était juste à côté. Quand on s’est retrouvé tous les deux, après un début de conseil qui avait mal démarré, je lui ai demandé de se calmer : elle me dit tu m’as fait ch… depuis deux ans, je vais te faire ch… jusqu’au bout. C’est tout, ensuite on est rentré. »
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« Depuis les élections, c’est super dur, elle n’accepte pas sa défaite », poursuit Paul Martin qui a déposé une main courante en gendarmerie mardi 28 avril.
Aujourd’hui j’en ai marre, je vais en parler avec ma famille, car ce n’est plus possible, je n’ai pas signé pour ça.
« Je vis un harcèlement depuis un mois », termine le maire. « Tous les jours un truc sort sur les réseaux sociaux, mais la démocratie ne se règle pas sur Facebook et moi je n’ai jamais répondu à ces invectives. Mais là, je n’en peux plus. »
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