
Maire de Colombier depuis 2014, Sébastien Galmiche, 47 ans, n’imaginait certainement pas un début de troisième mandat aussi agité. Les faits tels qu’il les rapporte se sont produits en deux temps, au cours du week-end des 11 et 12 avril.
Samedi après-midi, alors qu’il circule en voiture dans sa commune, il est suivi par un jeune cyclomotoriste au guidon d’une 50 cm³. « Il se met en roue arrière, derrière moi. Arrivé au centre du village, il me double dans une zone 30 et là, je constate qu’il n’a pas de plaque d’immatriculation. Il file en direction de La Villeneuve », raconte l’élu, qui décide de le suivre (et non de le poursuivre, insiste-t-il) hors agglomération : « Je voulais juste qu’il s’arrête, pour avoir son identité. Depuis plusieurs semaines, les habitants se plaignaient d’une moto sans plaque qui ne faisait que passer à vive allure en multipliant les infractions. » Il perd sa trace à Varogne : « Fin de l’histoire pour samedi. »
« Si tu touches à mon fils, je te tue ! »
Le lendemain, il indique avoir quitté son domicile à 11 h 30 pour un repas de famille. Vers 15 h 30, retour à Colombier. Alors qu’il a rentré sa voiture au garage, il est alerté par un coup d’avertisseur sonore. Un couple entre dans la cour privée. Ce sont les parents du cyclomotoriste, venus exiger des explications. « L’homme commence à crier, à m’insulter », relate Sébastien Galmiche, qui lui oppose sa qualité de premier magistrat.
Pas suffisant pour calmer la colère du visiteur : « Il vient à quelques centimètres de moi. C’est là que j’ai pris peur et que j’ai reculé d’un pas. Il m’a regardé et, en tapant violemment du poing contre la paume de l’autre main, il m’a dit : “Toi, je te démonte. Si tu touches à mon fils, je te tue !” » La situation étant sur le point de franchement dégénérer, les gendarmes ont été sollicités par la compagne du maire, provoquant le départ du couple. Celui-ci, qui réside dans l’agglomération vésulienne, a été rapidement interpellé par les forces de l’ordre, qui disposaient d’une description précise de son véhicule.
Au cours de l’après-midi, le maire de Colombier a déposé plainte pour menaces de mort à l’encontre d’une personne dépositaire de l’autorité publique. Placé en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Vesoul, le mis en cause a reconnu les faits. À l’issue de son audition, une composition pénale a été prononcée, comprenant l’obligation d’effectuer à ses frais un stage de citoyenneté.
« En tant qu’élu, on ne doit pas laisser passer ça »
Ce vendredi, Sébastien Galmiche a adressé une lettre recommandée au procureur de la République, dans laquelle il indique se constituer partie civile avec demande de dommages et intérêts pour préjudice moral. « J’essaie de relativiser mais c’est quand même inquiétant. Maintenant, ils savent où j’habite », souligne-t-il : « Mais en tant qu’élu, on ne doit pas laisser passer ça. Ce n’est pas admissible. Je continuerai à appliquer les pouvoirs de police qui me sont octroyés pour la sécurité du village et de sa population. »
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
Consultez également la source de cet article : Article source.
