
« Ce n’est pas agréable, mais j’en ai vu d’autres. Cela fait hélas partie des risques du métier. » Le maire de Saint-Romain-les-Atheux, David Kauffer, a été victime d’une agression de la part d’un habitant de ce village de 940 âmes, jeudi 9 avril vers 12 heures. Verbale d’abord, puis physique.
« Ce n’est ni agréable, ni normal »
L’individu, se présentant selon nos informations comme un agriculteur, développerait depuis plusieurs mois déjà « un sentiment de toute-puissance vis-à-vis des riverains et de toute forme d’autorité », selon l’édile san-roumi. Il a insulté et menacé à plusieurs reprises David Kauffer avant que les deux hommes ne s’agrippent. Une altercation qui n’a pas laissé de séquelles physiques ni morales chez celui qui vient d’être réélu pour un second mandat.
« Je travaille dans les logements sociaux, en charge de la sécurité et de la tranquillité depuis 25 ans. Je suis rompu à ce type de situation. Ça ne m’a pas empêché de dormir, mais ce n’est ni agréable ni normal de subir ce genre d’acte dans le cadre de notre fonction d’élu », déplore-t-il.
« Des faits intolérables » pour Yves Nicolin
Dans la foulée, le premier magistrat est allé déposer plainte à la brigade de gendarmerie de Saint-Genest-Malifaux. Le soir-même, les gendarmes ont placé l’agresseur en garde à vue avant de le déférer en comparution immédiate le lendemain au tribunal de Saint-Étienne. Ce dernier a été condamné à quatre mois de prison avec sursis et interdiction d’entrer en contact avec l’élu.
« Je tiens à saluer la réactivité exemplaire de la chaîne gendarmerie justice », déclare celui qui s’est constitué partie civile, tout comme l’Association des maires de la Loire (AMF 42), présidée par Yves Nicolin. « Ces faits sont intolérables et appellent des sanctions à la hauteur de leur gravité », a indiqué ce dernier dans un communiqué.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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