Un habitant a sonné à son domicile : une maire des Pyrénées-Orientales couverte d’injures chez elle

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Ces dernières années, les violences physiques et verbales à l’encontre d’élus sont en hausse dans l’Hexagone. Rien qu’en 2024, le centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus de la gendarmerie nationale en recensait 2 501 (dont 250 atteintes physiques) sur l’ensemble du territoire. Ce lundi 6 avril 2026, Marie Costa, maire de la commune d’Amélie-les-Bains-Palalda (Pyrénées-Orientales), a lancé un avertissement après avoir été reçu des injures : « Les élus ne sont pas des défouloirs ».

Une première plainte déposée

Le message a été publié sur la page Facebook de la municipalité d’Amélie-les-Bains-Palalda, lors du lundi de Pâques. « Que toute personne qui se croira autorisée à venir sonner à mon domicile pour me couvrir d’injures sache bien désormais qu’elle franchit la ligne rouge », prévient l’élue du célèbre village du Haut-Vallespir.

Sollicitée par Actu Perpignan, l’édile réélue lors du premier tour de l’élection municipale n’a pas souhaité s’épancher sur le sujet. « Je ne souhaite pas épiloguer sur ça », nous fait-elle savoir.

Sur la publication Facebook, Marie Costa a tout de même précisé qu’une plainte avait été déposée. « D’autres suivront », a-t-elle écrit, avant de rappeler que l’article 433-5 du Code Pénal prévoit un an d’emprisonnement et 15 000 euros d’amende pour un outrage adressé à une personne dépositaire de l’autorité publique.

Certains maires portent des bracelets anti-agression

À Claira, dans les Pyrénées-Orientales, le maire Marc Petit – il a lui aussi été réélu, d’une courte tête, lors des dernières élections – a déjà connu plusieurs agressions lors du précédent mandat.

« J’en suis à ma troisième agression », nous confiait-il en août 2024, après avoir été menacé par un homme armé d’une bombe lacrymogène anti-émeute. « Il l’a pointée vers ma tête. Heureusement qu’il n’a pas appuyé sur la gâchette, car d’aussi près, j’aurais pu perdre la vue », avait témoigné l’élu local.

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Après cet incident, Marc Petit s’est équipé d’un bracelet anti-agression. « C’est un bouton que l’on porte constamment sur soi. Il faut appuyer trois fois pour déclencher l’alerte. Ce système me géolocalise et prévient les autorités et des personnes de confiance. C’est bien fait, je trouve », estimait-il.

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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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