Des agressions sexuelles en périscolaire incitent le maire à annoncer un « plan d’action »

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Le nouveau maire de Paris Emmanuel Grégoire a dévoilé vendredi son très attendu « plan d’action » pour le périscolaire, chiffré à « une vingtaine de millions d’euros », qui garantira selon lui « la transparence totale envers les familles ». Un dossier qui avait terni la fin du mandat de sa prédécesseure Anne Hidalgo.

La ville de Paris a suspendu 78 animateurs dans les écoles depuis début 2026, dont 31 pour suspicions de violences sexuelles, a-t-il annoncé lors de la présentation de son plan d’action.

« Il faut tout revoir depuis le début avec un objectif, la tolérance zéro », a martelé Emmanuel Grégoire, qui a fait du périscolaire la « priorité absolue » de son début de mandat.

L’édile socialiste intronisé dimanche va aussi mettre fin au poste de défenseure des enfants créé en décembre par Anne Hidalgo et occupé par Dominique Versini, une ancienne ministre de Jacques Chirac. « Il y a déjà un défenseur des enfants au niveau national », souligne l’ex-premier adjoint à l’Hôtel de ville

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Réaction en urgence face à la crise

En pleine tempête dans les écoles de la capitale, Emmanuel Grégoire est attendu au tournant par les associations et collectifs de parents d’élèves déboussolés et en colère, alors que les révélations d’agressions sexuelles se multiplient et que le plan mis en place à l’automne par la ville de Paris est jugé largement insuffisant.

Après les avoir reçus lundi, il a annoncé dans un entretien au Monde un « plan d’action » estimé à « une vingtaine de millions d’euros », qu’il a détaillé lors d’une conférence de presse en fin de matinée.

Mesures de transparence renforcées

Il a promis de « garantir la transparence totale envers les familles », notamment en communiquant « chaque trimestre les statistiques et le nombre de suspensions d’animateurs », que les collectifs de parents d’élèves peinent aujourd’hui à obtenir. Un « livret d’accueil » et des réunions de rentrée périscolaire seront mis en place dans « chaque école » (il y en a 620 dans la capitale).

« Je m’engage à ce que l’intégralité des conclusions des enquêtes administratives, quand il y a eu un signalement, soient restituées aux familles concernées », poursuit le maire qui installera aussi une « commission indépendante pour établir un état des lieux complet et nous rendre des préconisations ».

Une « chaîne de signalement simple, accessible et identifiée » sera aussi établie, comme le demande le collectif SOS Périscolaire. Les parents pourront « saisir directement » une « cellule d’écoute et de signalement », a précisé Emmanuel Grégoire et la mairie continuera à suspendre un animateur « au moindre soupçon ».

Des chiffres qui révèlent l’ampleur des faits

Selon le successeur d’Anne Hidalgo, « l’immense majorité des cas » de violences sexuelles « datent de 2024 et surtout de 2025 », principalement dans des écoles maternelles.

En 2025, trente animateurs ont été suspendus à Paris, dont seize pour suspicions de faits à caractère sexuel, selon les chiffres de la mairie. Depuis janvier, neuf animateurs d’une même école maternelle du 7e arrondissement l’ont été pour suspicions de violences physiques et sexuelles.

« S’il y a eu une erreur collective, celle-ci a été de prendre ces affaires comme des cas isolés là où ils traduisent un risque systémique et peut-être même une omerta systémique. Il y a eu du silence, avec parfois des équipes managériales de proximité un peu isolées », regrette l’ex-premier adjoint, qui avait quitté l’Hôtel de ville en 2024 pour devenir député.

« Aucun tabou »

L’élu a révélé avoir été lui-même victime de violences sexuelles en milieu périscolaire quand il était enfant.

Au-delà des mesures d’urgence, l’édile organisera une « convention citoyenne sur le périscolaire et les temps de l’enfant » qui se réunira « dès avril pour réfléchir à l’organisation de la semaine et de la journée d’école.

« Je n’aurai aucun tabou » sur la semaine de 4,5 jours d’école en vigueur à Paris depuis 2013, fait savoir le maire. Il « prend acte » que la convention nationale sur les temps de l’enfant a recommandé de conserver la semaine de 4,5 jours, mais dit entendre les arguments en faveur du retour à la semaine de 4 jours (sans école le mercredi matin) comme dans la plupart des communes. Une mesure prônée par Rachida Dati, candidate malheureuse de l’opposition de droite et du centre, durant la campagne des municipales.

« Cette organisation ne peut pas se faire au détriment de la sécurité des enfants, et le morcellement des temps a montré ses limites », estime Emmanuel Grégoire qui attendra les conclusions de la convention, mi-juin, pour trancher.

Dans les deux mois qui viennent, la formation sur la prévention des violences faites aux mineurs sera « généralisée à tous les agents de la ville », avant l’ouverture en septembre 2026 d’une « école parisienne du périscolaire » dispensant deux jours de formation initiale obligatoires, tous statuts confondus.

afp/miro

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