
Trois semaines de convalescence. Voilà ce qui attend Aurélie Gros, la maire du Coudray-Montceaux (Essonne), après l’agression physique dont elle a été victime dans la soirée du dimanche 8 mars 2026 au gymnase David Douillet.
L’élue, qui souffre de plusieurs hématomes ainsi que d’une déchirure d’un muscle, a tenté de s’interposer lors d’une bagarre impliquant joueurs et supporters en marge d’une rencontre de futsal opposant l’équipe locale à une autre basée à Montgeron.
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Un coup de tête donné par un joueur après une faute
« Après avoir donné le coup d’envoi du match avec d’autres élus de la ville, nous sommes allés en tribunes assister au match. Il y avait des familles, l’ambiance était très bonne et la rencontre se passait très bien pour Le Coudray-Montceaux, qui menait trois buts à zéro bien avant la mi-temps », raconte l’élue.
L’atmosphère s’est tendue à la suite d’une faute, signalée par l’arbitre, commise par un joueur du club local (Le C 830) sur un joueur de La Grande Ourse, le nom du club montgeronnais.
« Le joueur de Montgeron est allé voir celui du Coudray et il lui a asséné un coup de tête. À partir de là, ça a totalement dégénéré. Les supporters ont hurlé et sont descendus sur le terrain. Les joueurs ont commencé à se battre entre eux », relate Aurélie Gros.
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Aurélie Gros indique avoir été « violemment projetée au sol »
La police municipale ainsi que celle de Mennecy (avec qui une convention a été signée) et la gendarmerie ont été appelées.
En attendant leur arrivée, la maire et les autres élus présents à ses côtés sont descendus des tribunes pour essayer d’apaiser les tensions en conseillant aux joueurs locaux de retourner aux vestiaires.
« À ce moment-là, j’ai été violemment projetée au sol par des personnes que je ne connais pas », détaille l’élue, selon qui une centaine de personnes se trouvait alors sur le terrain.
Dans la cohue, Aurélie Gros explique s’être relevée immédiatement après sa chute, qui lui occasionna plusieurs hématomes et donc une déchirure d’un muscle qui la contraint à marcher à l’aide de béquilles.
La maire a déposé une plainte
Le calme est revenu une fois la gendarmerie arrivée sur place. Le match n’a pas repris et les joueurs et supporters de La Grande Ourse ont été invités à quitter les lieux, escortés par les militaires.
« Nous avons reçu un mot d’excuse du club du Coudray-Montceaux qui, à mon sens, n’est pas responsable des faits », affirme Aurélie Gros qui, comme les élus présents à ses côtés, est allée déposer une plainte contre X en gendarmerie.
« Je ne sais pas ce que l’enquête donnera, mais il faut que les choses soient établies, marquées car il n’y a aucune raison de laisser ces faits impunis », assure l’élue.
Un communiqué publié sur les réseaux sociaux par la municipalité évoque une prise à partie et une agression de la maire « par des supporters de l’équipe adverse ».
Le club de Montgeron évoque un dispositif de sécurité « mal calibré »
« De notre point de vue, le dispositif de sécurité mis en place lors de la rencontre était mal calibré. Par ailleurs, le terrain et ses abords n’ont pas été respectés, avec notamment une incitation à l’envahissement du terrain », estime de son côté le club de La Grande Ourse, invité à s’exprimer sur les événements.
« Nous condamnons fermement toute forme de violence, contraire aux valeurs de respect et de fair-play que nous défendons », souligne le club dans un communiqué publié lundi soir, rappelant « qu’aucun incident n’avait été constaté » lors du match aller disputé le 10 janvier.
« Lors de la rencontre du 9 mars, plusieurs témoins indiquent que des joueurs ainsi que des supporters de l’équipe du Coudray-Montceaux sont entrés sur le terrain, provoquant un mouvement de foule et la bousculade qui s’en est suivie », poursuit le club, ajoutant qu’un joueur de La Grande Ourse a « aidé madame la maire à se relever ».
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« Tout le monde risque d’être puni »
« Ce qu’il s’est passé est à la fois triste et déplorable. C’était un match familial. Les parents des jeunes étaient là, voilà, ça aurait dû bien se finir », se désole Aurélie Gros, précisant qu’elle recevra prochainement l’équipe du Coudray-Montceaux.
« On abordera ensemble ce qu’il s’est passé. Mais quoi qu’il arrive et surtout quand nous recevons une équipe adverse, on se doit de tout faire pour ne pas répondre, même si l’équipe adverse est agressive, car au final tout le monde risque d’être puni alors que la démarche de ces jeunes qui ont monté leur association sportive est plutôt positive », regrette l’édile.
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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
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Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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