
Malgré trois mois d’hospitalisation et une convalescence toujours en cours, André Santini annonce ce vendredi sa candidature aux municipales des 15 et 22 mars à Issy-les-Moulineaux. Le maire UDI, en poste depuis 1980, brigue un huitième mandat.
Toujours candidat. À 85 ans, André Santini officialise ce vendredi dans Le Parisien sa candidature à un nouveau mandat à Issy-les-Moulineaux, en dépit de récents ennuis de santé qui l’ont tenu éloigné de la mairie pendant près de trois mois. Hospitalisé depuis une chute survenue le 11 octobre 2025, l’élu est toujours en rééducation mais continue de gérer la ville à distance.
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« Si Dieu le veut »
Autorisé à sortir temporairement de l’hôpital Corentin Celton, le maire UDI, physiquement affaibli et se déplaçant en fauteuil roulant, assure néanmoins être apte à poursuivre son engagement. « Un certificat médical atteste que je suis intellectuellement en forme, je n’ai pas hésité », affirme-t-il. « Et qui sait pour aller au bout du mandat, si Dieu le veut ».
À la tête de la commune depuis 1980, André Santini met en avant la solidité de son équipe et l’absence de rivalités internes durant son absence. Il pourra aussi compter sur le soutien de Gabriel Attal, député de la circonscription, même si ce dernier ne figure pas sur la liste.
Cette annonce intervient alors qu’André Santini vient de subir un revers judiciaire. Le 13 janvier, selon Le Monde le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la protection fonctionnelle qui lui avait été accordée par le conseil municipal en octobre 2022. Cette assistance juridique et financière avait été votée alors que le maire faisait l’objet d’une enquête préliminaire, à la suite de plaintes déposées par deux anciens collaborateurs pour « agression sexuelle, harcèlement moral et sexuel ». La juridiction avait été saisie par des élus d’opposition.
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À cinq semaines du premier tour, la campagne s’annonce courte et aménagée. L’élu ne cache pas sa volonté de limiter ses déplacements, sans pour autant disparaître du terrain. « On finit par faire partie de la vie des habitants », confie-t-il, évoquant les nombreux messages reçus ces derniers mois.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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