Jugé pour viols sur ses neveux, l’ex-élu Charles Kermarec s’effondre : « Je m’en veux

, Jugé pour viols sur ses neveux, l’ex-élu Charles Kermarec s’effondre : « Je m’en veux

« Je reconnais les faits », a lâché l’accusé à la barre mercredi matin. « Je m’en veux, je m’excuse. À eux trois, à tout le monde, à toute ma famille. C’est très dur. Pour eux et pour moi. Mais je reconnais les faits. »

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Âgé de 70 ans, conseiller municipal de Brest entre 2014 et 2023, Charles Kermarec comparaît devant la cour criminelle du Finistère jusqu’à vendredi pour des faits remontant à plus de vingt ans pour les plus anciens.

« Emprise », « chantage affectif »

En détention provisoire depuis juin 2023, il encourt 20 ans de réclusion criminelle.

En 2005, Charles Kermarec s’était rapproché de son neveu Guillaume (prénom modifié), alors âgé de 14 ans, de 36 ans son cadet. Les parents de Guillaume étaient séparés, sa mère travaillait beaucoup et l’adolescent était en quête d’une figure paternelle.

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Agent chez France Télécom, son oncle l’amenait aux matchs de foot ou au bar, où il lui faisait boire beaucoup d’alcool. Le jeune garçon dormait ensuite dans une chambre où son oncle le rejoignait la nuit.

Ce dernier en profitait alors pour le masturber, lui faire des fellations, voire le violer avec des objets, selon le récit de Guillaume aux enquêteurs. Les faits se seraient répétés pendant cinq ans, à Brest ou durant des voyages en Corse, à Saint-Tropez ou au Maroc.

Trois cousins sur le banc des parties civiles

Son oncle lui avait offert des vêtements, son abonnement de téléphone portable ou son permis de conduire, selon Guillaume, qui a décrit une forme d’« emprise » ou de « chantage affectif » durant l’enquête.

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Deux autres neveux, l’un mineur et l’autre tout juste majeur, ont également raconté avoir été victimes d’agressions sexuelles en 2012 et 2015 alors qu’ils dormaient au domicile de leur oncle.

Depuis l’ouverture du procès, Guillaume est effondré, en larmes entre ses deux cousins sur les bancs des parties civiles. Il avait raconté les faits à sa famille, en 2018, mais sans oser porter plainte, jugeant son oncle « intouchable ».

Une de ses anciennes petites amies a fait état de menaces de Charles Kermarec, qui disait, selon elle, avoir « de grands pouvoirs sur la ville de Brest ».

C’est pourtant un signalement au parquet, effectué en mai 2023 par le maire PS de Brest François Cuillandre, qui provoquera la chute de l’élu. François Cuillandre avait eu écho d’une altercation survenue dans un bar entre Charles Kermarec et ses neveux, durant laquelle ces derniers avaient accusé leur oncle d’agressions sexuelles.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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