Nord Isère « J’entendais :  »Je vais te tuer » » : un maire menacé de mort dans un conflit d’urbanisme

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« Quand on voit ce qu’il peut se passer, on se pose toujours la question : les gens vont-ils passer à l’acte ? Certains deviennent fous. On est toujours inquiet, ces situations font réfléchir », souffle Olivier Tisserand, maire de Maubec depuis 2020, rapporte Le Dauphiné Libéré

L’élu de 51 ans a porté plainte à la gendarmerie en raison de « menaces de violence et de mort » contre un de ses administrés. Une audience de composition pénale doit avoir lieu ce mardi 16 décembre pour des faits de “menaces de commettre un crime ou un délit contre les personnes ou les biens, personne investie d’un mandat électif public, dans l’exercice ou du fait de ses fonctions”.

« Il y a des règles d’urbanisme à respecter. On dit non pour des choses qui ne doivent pas être faites, on ne peut pas laisser tout faire. Aussi, on n’aurait plus besoin d’un maire dans une commune ? » lance-t-il.

Un cap a été franchi

S’il brigue un deuxième mandat pour les élections municipales de mars 2026, il s’est interrogé avant de se lancer à nouveau. « Il faut protéger sa vie. » Car un « cap » a été franchi en septembre dernier pour Olivier Tisserand.

« C’est la première fois que ça m’arrive, j’étais en mairie au téléphone avec un habitant pour des problèmes d’urbanisme qui datent depuis 2021. Il a acquis des parcelles en 2020. Ce monsieur réalise des travaux sans déclaration préalable sur une ruine, une cabane. On lui avait déjà envoyé sept procès-verbaux, on l’a rencontré. Tout ça, pour une histoire de fenêtres, un bungalow de chantier posé sans autorisation, l’aménagement d’un cabanon, des mouvements de terrain, etc. », assure l’édile, qui n’a pas « bien dormi pendant une paire de nuits. on laisse faire des choses, plus ils se permettent d’en faire mais il y a des lois à respecter. Je lui disais d’arrêter les travaux, on a mis des arrêtés sur son portillon, on a fait des photos. Au téléphone, j’entendais crier “Je vais te tuer”, des insultes. C’est invraisemblable de vivre cela, cet appel est dans un coin de ma tête. »

 « Des actes intolérables »

 Alerté par la situation, Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, fait parvenir un courrier. « J’avais déjà eu le soutien du sous-préfet, je ne m’attendais pas à cette lettre », confie-t-il, « surpris ». Dans cet écrit daté du 3 octobre, Bruno Retailleau fait part de sa “solidarité” et de son “soutien entier face à ces actes intolérables qui vous ont heurté, et à travers vous, nos institutions. […] La lutte contre tous les comportements hostiles, attaques, menaces à l’encontre des élus de la Nation, qui sont le cœur battant de notre République, est ma priorité. […] Votre protection constitue une priorité du Gouvernement.” Olivier Tisserand attend notamment une chose de l’audience de ce mardi 16 décembre : « J’aimerais que la justice fasse appliquer les lois. »

À une vingtaine de kilomètres de Maubec, cet été, le maire de Villeneuve-de-Marc, Gilles Dussault, tout comme son fils, a été victime d’une violente agression devant son domicile par l’un des habitants de son village. C’était déjà dans le cadre d’un litige lié à un problème d’urbanisme.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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