
Et c’est dans la sérénité retrouvée que le tribunal a pu finir de disséquer l’agression de Jean-Marc de Lustrac, maire de Vars, le 19 juin dernier, au Petit-Paris. C’est le quartier de Frédéric B. qui ne supporte pas que les « cantonniers de ce Monsieur » viennent entretenir la voirie sur son domaine. Depuis 2017, ils ne veulent plus y aller. Marre des insultes, des prises à partie, des menaces. Ils ont dit qu’ils feraient désormais valoir leur droit de retrait.
Mais ce 19 juin, il y avait de l’herbe à couper, dans le quartier. Le maire avait senti le coup venir. Il a envoyé ses agents et leurs débroussailleuses et les a accompagnés. « Pour les protéger, pour les rassurer, surtout », glisse son avocat, Nicolas Bruneau. Le maire avait aussi sollicité sa policière municipale et prévenu les gendarmes.
Ça n’a pas manqué. Frédéric B. s’est énervé. Il a vociféré, s’est agité, a filmé, aussi. Et Jean-Marc de Lustrac a pis un coup de poing, dans l’épaule parce que, dit-il, il a eu la présence d’esprit de tourner la tête. Ce qui met son administré en rage, qui raconte le maire le poursuivant avec sa débroussailleuse, puis caché derrière la policière. Il aurait ramassé une pierre projetée dans son garage pour la jeter au maire. Il conteste. Il l’a « montrée ». Et le maire, il l’a peut-être repoussé.
Parce que Frédéric B. ne supporte pas les chantiers devant chez lui. « À couper l’herbe, ils m’ont inondé six fois déjà », hurle le producteur floral, maraîcher, restaurateur d’automobiles anciennes au RSA. Il aurait même glissé, se serait cassé le coccyx. Ça pourrait prêter à rire. Lemaire ne rigole plus du tout. Il n’est pas venu pour ne pas envenimer la situation. « Il craint pour l’avenir », se désespère son avocat. « La prochaine fois, ce sera quoi ? ». La question, Cécile Lott, la procureure, se l’est aussi posée, pour requérir du sursis, mais surtout des soins.
Frédéric B. avait été interné quelques jours. Il ne s’est pas plié aux soins imposés par le contrôle judiciaire. Il n’est « pas fou ». « Une personnalité débordante, mais il n’est pas violent », a plaidé son, avocate, Gwenaëlle Lebrun. Elle a bien concédé que Camille Claudel avait trouvé des tendances paranoïaques, mais « il manque une expertise ». Elle aurait souhaité une dispense de peine. Le tribunal a préféré six mois de sursis probatoire et des soins psychiatriques. Avec exécution provisoire.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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