Faits divers

<!– –> La séance de dédicace de Jordan Bardella à Moissac, samedi 29 novembre, a été perturbée par un homme lui ayant écrasé un œuf sur la tête. Photo © SICCOLI PATRICK/SIPA
« Je regrette ce qu’il s’est passé… », lâche Jean-Paul M., à la barre du tribunal correctionnel de Montauban. Jugé en comparution immédiate, mardi 2 décembre, le retraité agricole qui a écrasé un œuf sur le crâne de Jordan Bardella, samedi 29 novembre, lors d’une séance de dédicace à Moissac, apparaît contrit. Quelles étaient ses motivations ? Il faudra attendre le 9 janvier pour avoir une réponse, puisque le septuagénaire a demandé le renvoi de son procès.
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Un délai qui doit permettre « un retour à la sérénité », explique Me Rachel Lheureux, à la sortie de l’audience. L’avocate de la défense dénonce une « hystérie collective » autour de cette agression, condamnée jusqu’au ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, qui rendait « inconfortable de plaider » ce dossier en l’état actuel.
En état de récidive
Devant la quinzaine de journalistes faisant le pied de grue dans et devant la salle d’audience, l’avocate montalbanaise a précisé que le « geste symbolique » de son client n’était pas dirigé à l’encontre de Jordan Bardella mais des idées qu’il représente. L’homme n’en est pas à son coup d’essai. En 2022, il avait déjà écrasé un œuf sur la tête d’Eric Zemmour, alors en déplacement à Moissac dans le cadre de la campagne présidentielle, arguant avoir mal vécu les propos du candidat sur les handicapés. Le père d’un enfant « lourdement » autiste avait été reçu le lendemain au meeting du fondateur de Reconquête pour présenter ses excuses.
Quelques semaines plus tard, il avait jeté des œufs sur un bus de campagne de Marine Le Pen, dans la ville gérée par le maire RN Romain Lopez. Il avait été condamné en juillet 2022 à une peine de 500 euros d’amende avec sursis. Depuis, il n’avait plus fait parler de lui. Au point, que samedi, dans la longue file d’attente menant à Jordan Bardella, personne ne le reconnait. Arrivé à sa rencontre, un livre acheté la veille dans une main, il s’est précipité « en quelques secondes » vers le député européen, pourtant encadré de deux gardes du corps. Si le retraité agricole, un temps proche de la Confédération paysanne, reconnait les faits et présente ses excuses, il assure être « totalement étranger à tout parti politique ou syndicat ».
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« Il y a dix ans nous étions Charlie, à présent nous sommes Jean-Paul »
C’est bien un procès très politique qui s’annonce le 9 janvier prochain. Durant sa courte plaidoirie sur le report de l’audience, Me Rachel Lheureux a déjà distribué ses premiers coups à l’encontre du Rassemblement national, « parti qui attise le plus la violence », selon elle. « Il y a dix ans nous étions Charlie, à présent nous sommes Jean-Paul », a-t-elle glissée. De son côté, l’avocat de Jordan Bardella, Me Charles de Luynes appelle à « un message de fermeté ». « C’est un acte violent contre un responsable politique. Une voie dangereuse qui, si elle s’aggrave demain, pourrait nous faire regretter de ne pas avoir agi à temps ».
En attendant, Jean-Paul M. va retrouver son domicile, dès ce mardi. Le parquet avait requis son placement en détention provisoire, lors de son déferrement, lundi. L’homme reste finalement sous contrôle judiciaire, avec une obligation de pointer une fois par semaine à la gendarmerie de Castelsarrasin, interdiction de rentrer en contact avec Jordan Bardella et de se rendre dans un lieu abritant une réunion du Rassemblement national.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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