
Dans un village de l’Oise, le maire doit composer avec un nouvel habitant particulièrement agressif.
La fonction de maire, dans les communes rurales, s’apparente souvent à un véritable sacerdoce, pas forcément reconnu à sa juste valeur par certains administrés.
À Viefvillers (Oise), le premier édile du village André Lippens (SE) a récemment dû composer avec un nouvel habitant qui l’a pris en grippe à trois reprises, en l’espace de trois semaines seulement. « C’est la première fois qu’une chose pareille m’arrive », souffle-t-il à nos confrères du Parisien.
Dès le lendemain de l’emménagement de l’homme de 52 ans, prénommé Davide, un premier contact est établi. Pas de la meilleure des manières. Monsieur le maire aperçoit de la fumée provenant de la maison du nouvel occupant. « Je suis allé le voir pour lui dire que les feux de branchage étaient interdits ». Trois jours plus tard, un voisin se plaint auprès de l’élu d’une forte odeur de plastique brûlé. Le quinquagénaire répond avec désinvolture qu’il prépare un barbecue quand André Lippens vient une nouvelle fois à sa rencontre.
Deux incidents sans gravité, qui vont connaître une suite plus violente ce mardi 28 octobre lorsque le maire retourne voir Davide, résidant au bout d’une impasse, pour « lui expliquer comment mettre ses poubelles ». C’est alors que la situation dérape, André Lippens se faisant insulter et saisir par le col. « À un moment, il a eu envie d’uriner et il s’est retourné et a fini sur mes chaussures, détaille l’élu. J’ai porté plainte car il fallait l’arrêter ».
Interpellé par
Ne pas « ajouter de la misère à la misère »
Jugé ce lundi 3 novembre au tribunal correctionnel de Beauvais, le prévenu a reconnu des différends avec le maire, mais a nié avoir uriné sur le maire, ou alors ne pas s’en souvenir. L’homme a également affirmé avoir été diagnostiqué bipolaire, et avoir replongé dans l’alcool après la séparation avec sa femme et ses enfants, qui lui a valu une condamnation avec mesure d’éloignement.
« Il a été déféré trois fois devant le procureur en seulement un mois », précise de son côté le ministère public. Trois jours avant l’agression du 28 octobre, Davide avait fait l’objet d’une condamnation pour un refus d’obtempérer sous alcool. « Je ne l’ai jamais vu à jeun, que ce soit le matin, le midi ou le soir », ajoute le maire auprès de L’Union.
L’homme a été condamné à une peine de prison de 8 mois, dont la moitié ferme. De son côté, André Lippens, présent à l’audience, n’a pas souhaité témoigner à la barre ni même se porter partie civile pour ne pas « ajouter de la misère à la misère ».
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
Consultez également la source de cet article : Article source.
