
Youcef Khinache, élu municipal divers droite d’Ermont, a publié une vidéo lundi soir sur ses réseaux sociaux pour expliquer sa décision
Un candidat aux élections municipales à Ermont, dans le Val-d’Oise, a finalement décidé de ne pas se présenter après avoir été visé, avec des membres de sa famille, par «trois actes criminels, dont deux incendies successifs», selon une vidéo qu’il a postée sur les réseaux sociaux.
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«Depuis plusieurs mois, ma famille et moi vivons un véritable cauchemar», témoigne dans une vidéo publiée lundi soir sur ses réseaux sociaux Youcef Khinache, élu municipal divers droite d’Ermont. Fin juin 2025, un individu, non identifié, a mis le feu à son entreprise FruitSelect, spécialisée dans la livraison de corbeille de fruits. En août, c’est son domicile et sa voiture qui ont été touchés par un nouvel incendie.
À la suite de cette dernière agression, l’élu a révélé que ses parents avaient déjà été victimes d’un incendie volontaire en mai 2024, quelques semaines après qu’il a quitté la majorité municipale pour créer un groupe d’opposition. Contacté par l’AFP, le parquet de Pontoise n’avait pas encore répondu. Aujourd’hui, M. Khinache dit devoir «reconstruire» son entreprise, dont «une partie des locaux a été incendiée», et sa maison, «totalement ravagée».
«Comment continuer dans ces conditions ?»
«Je m’interroge et constate combien il est difficile pour un élu local d’obtenir une protection efficace pour lui-même ou pour ses proches. Alors comment continuer dans ces conditions ?», se demande l’élu, qui se dit «indigné et en colère de constater qu’on peut intimider, menacer et attenter à la vie d’un élu de la République dans l’exercice de son mandat, sans être véritablement inquiété».
Depuis plusieurs années, les agressions d’élus se multiplient. «Violences verbales, menaces sur les réseaux sociaux, incivilités dans l’espace public ou même agressions physiques, en territoire rural ou bien urbain, ces phénomènes, désormais reconnus et suivis de près, appellent une vigilance renforcée pour tous les élus», avait rappelé le 10 octobre l’Association des maires d’Île-de-France, région qui concerne 40% des cas signalés.
L’association réagissait à l’agression du maire de Sarcelles (Val-d’Oise), Patrick Haddad, qui avait déclaré être tombé dans un «guet-apens» et avoir été visé par des jets de pierres et d’œufs. Et samedi dernier, c’est le maire de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, qui a annoncé avoir «été menacé de mort lors d’une inauguration municipale le 18 octobre dernier». L’auteur des faits a été identifié et sera jugé le 14 avril.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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