
Jeudi 16 octobre, les Pujolais ayant violenté un jeune homme ainsi que le député Guillaume Lepers à Villeneuve-sur-Lot en juin 2025 seront jugés en appel à Agen.
Sur le plan judiciaire, l’histoire aurait pu se terminer le 26 juin dernier lorsque des amendes de 4 et 3 000 euros ont été infligées aux agresseurs du député lot-et-garonnais Guillaume Lepers – au terme de leur procès – par le tribunal d’Agen. Or, l’appel interjeté dès le lendemain par le procureur de la République d’Agen Olivier Naboulet a laissé entrevoir un nouveau jugement pour ces deux jeunes qui avaient tenté de s’expliquer sur le motif de la rixe dans des propos décousus, n’ayant pu reconstituer leurs souvenirs en raison de leur état d’ivresse ce soir-là. Tous deux comparaîtront donc une nouvelle fois ce jeudi 16 octobre, devant la cour d’appel du Lot-et-Garonne cette fois, pour des faits de violences aggravées, de violence sur un élu public suivie d’incapacité supérieure à huit jours, ainsi que d’outrage – seulement pour l’un d’entre eux – à une personne dépositaire de l’autorité publique.
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Dans cette affaire peu commune, si l’attention s’était particulièrement portée sur le violent coup de poing assené à l’arcade de l’élu Villeneuvois – qui avait hérité de sept points de suture – ce dernier ne demeurait pourtant pas seul dans le rang des parties civiles. En effet, ces Normands d’origine de 26 et 27 ans installés à Pujols devront s’efforcer de revenir sur cette soirée du 21 juin 2025 à Villeneuve-sur-Lot, durant laquelle ils avaient pris à partie un jeune homme avant de violenter Guillaume Lepers, qui tentait initialement de calmer les esprits. Un policier intervenu en marge de la bagarre avait quant à lui reçu une pluie d’insultes et des menaces.
Des condamnations moins sévères que les réquisitions
Quelques milliers d’euros d’amende avaient donc été prononcés à l’égard des mis en cause, tout comme l’obligation de se soumettre à un stage de citoyenneté. Aux yeux d’Olivier Naboulet, ces peines ne paraissaient pas « adaptées à la gravité des faits commis et à la personnalité des auteurs. » Lors de la première audience, le procureur de la République d’Agen avait requis 24 mois de prison dont 12 mois avec sursis, ainsi que la révocation d’un sursis de quatre mois à l’encontre du premier prévenu, en récidive pour les violences, tout en admettant la possibilité d’aménager la partie ferme de cette condamnation. Pour le second, auteur des outrages et menaces proférées à l’encontre du fonctionnaire de police, une peine de 26 mois de prison dont 14 assortis d’un sursis probatoire était souhaitée.
Des dommages et intérêts à hauteur d’un euro symbolique pour Guillaume Lepers, de 1 000 euros pour le jeune homme violenté et de 400 euros pour le policier outragé avaient été accordés.
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Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
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