Les maires d’Annecy et d’Annemasse étiquetés « collabos » et « complices de l’islam » vont porter plainte

Les maires d’Annecy et d’Annemasse vont porter plainte contre l’éditeur du magazine d’extrême-droite Frontières qui, ce jeudi, publie un dossier intitulé « Collabos, ces maires pro-islam ». Les élus haut-savoyards sont cités dans une liste de 30 maires qualifiés de « complices de l’islam ».

C’est une Une qui ne passe pas. Dans un communiqué commun publié ce jeudi 2 octobre, les maires haut-savoyards d’Annecy et d’Annemasse, annoncent leur intention de saisir la justice et de porter plainte contre l’éditeur du  (ex Livre noir). Dans un dossier intitulé « Collabos, ces maires pro-islam », François Astorg, le maire d’Annecy et Christian Dupessey, maire d’Annemasse, sont cités dans le Top 30 des maires « complices de l’islamisme ». « De droite, de gauche ou sans étiquette, ils ont troqué Marianne pour la soumission », peut-on lire dans le numéro 9 du magazine Frontières.

« Dans son numéro à paraître le 2 octobre, le magazine xénophobe Frontières a choisi une nouvelle fois de cibler nos concitoyens musulmans en insultant 30 maires de « collabos » », écrivent dans leur communiqué les deux maires haut-savoyards. Annecy et Annemasse sont des « terres de Résistance », poursuivent-ils. « Ici, l’insulte de « collabos » revêt un sens particulièrement insultant et dangereux, en assimilant nos concitoyens de confession musulmane aux armées d’occupation nazis et nous, en tant que maires, à des collaborateurs vichystes ou pro-IIIe Reich. Fidèles à nos valeurs humanistes et républicaines, nous ne laisserons pas une obscure publication haineuse et anti républicaine, qui ne produit aucun contenu relevant du journalisme, monter les Français les uns contre les autres, ou attiser le racisme, la xénophobie et l’islamophobie » s’insurgent les deux élus dans leur communiqué commun.
La Une de la 9e édition du magazine identitaire Frontières.

La Une de la 9e édition du magazine identitaire Frontières.

François Astorg et Christian Dupessey dénoncent « avec la plus grande fermeté cette incitation à la haine et à la violence verbale contre les élus« . Ils expliquent vouloir saisir le procureur de la République pour « défendre l’honneur de nos habitants et notre action municipale dans le strict respect de la laïcité et des lois républicaines ».