
Le maire du village isérois qu’un administré a failli tuer en lui transperçant le thorax a souhaité ce jeudi que son agresseur soit « enfermé le plus longtemps possible ». Transporté le 6 août à l’hôpital en urgence absolue, Gilles Dussault, maire de Villeneuve-de-Marc, village de 1.162 âmes à environ 70 km au nord-ouest de Grenoble, explique avoir « été sauvé par [s] on fils ». Sinon, « je ne serais plus là aujourd’hui ».
Un habitant du village âgé de 60 ans, arrêté par les gendarmes après deux jours de cavale, a été mis en examen pour double tentative d’homicide volontaire, sur le maire et son fils. Sur une personne dépositaire de l’autorité publique, circonstance aggravante concernant Gilles Dussault. Il est en détention provisoire depuis. Cette nouvelle affaire vient s’ajouter à une longue liste de violences envers les élus ces dernières années.
« A quelques centimètres du cœur »
L’arme n’a pas été retrouvée et l’agresseur dit ne plus se souvenir de ce qu’il avait utilisé pour porter un premier coup dans le dos du maire qui retirait du lierre sur le mur d’enceinte de sa maison, puis lui transpercer le bras et le thorax « à quelques centimètres du cœur », raconte l’édile.
Quand son fils lui a porté secours, le sexagénaire a foncé sur eux en voiture. « Mon fils m’a plaqué contre le mur, la voiture est passée à 20 centimètres de nous et s’est écrasée contre mon mur », se souvient Gilles Dussault. « Tout cela ne fait aucun doute sur son intention de nous tuer ».
L’agresseur, sans antécédent judiciaire, a déclaré avoir « pété un plomb » à cause d’un conflit lié à l’effondrement du toit d’un bâtiment municipal sur son abri de jardin en 2023, avait indiqué le parquet de Grenoble.
Après quatre mandats d’élu, dont deux de maire, il avait déjà décidé de ne pas se représenter aux municipales de mars prochain. « Cette agression est venue conforter ma décision mais je ne démissionne pas, j’irai au bout de mon mandat », conclut Gilles Dussault.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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