
Un logement, destiné à l’hébergement d’urgence des personnes victimes de violences intrafamiliales, est mis en place depuis la mi-juin par la Ville de Semur-en-Auxois. Laissé à la disposition de l’Adefo (association dijonnaise d’entraide des familles ouvrières), il permet à cette association, spécialisée dans l’accompagnement social et l’hébergement d’urgence, de poursuivre sa mission. Et ce nouveau logement renforce le partenariat, déjà existant, entre l’Adefo et le centre communal d’action sociale (CCAS) de Semur-en-Auxois.
« Apporter une réponse et protéger les victimes de violence »
« On a déjà un logement d’urgence qui existe (lire par ailleurs), qui est souvent occupé malheureusement », indique Catherine Sadon, maire de Semur-en-Auxois et présidente du CCAS.
« Et on a eu l’opportunité de mettre à disposition, avec l’Adefo avec qui on a une convention, un logement spécialement réservé aux personnes victimes de violences intrafamiliales, de violences conjugales, donc des profils très particuliers. C’était important pour nous de le faire, car ce sujet est très présent dans notre société aujourd’hui et on a souhaité pouvoir apporter une réponse et protéger les victimes de violences », explique l’élue.
« On assure l’hébergement d’urgence sur certains secteurs, dont la haute Côte-d’Or. On travaille en lien avec le 115 et on a des places fléchées pour les femmes victimes de violences conjugales. C’est donc dans ce cadre-là que la Ville de Semur-en-Auxois nous met à disposition cet appartement », complète Jean-Christophe Labille, directeur du pôle accueil d’urgence et hébergements au sein de l’Adefo.
« C’est un logement de type T1, qui appartient à la commune, qui était disponible et que l’on a aménagé. Il a une grande chambre, donc on peut y héberger un adulte avec un ou deux enfants », poursuit Catherine Sadon. « C’est un logement temporaire, pour éviter que les gens soient à la rue et pour qu’ils soient protégés. Souvent, ils restent plusieurs nuits, car ils peuvent être en attente de documents administratifs, de revenus ; il peut y avoir des problèmes à régler, etc. »
« On n’héberge pas n’importe qui, il y a un vrai accompagnement derrière avec l’Adefo. Il y a tout un réseau d’ailleurs autour des violences intrafamiliales, dont fait aussi partie le Département », précise Jean-François Noiriat-Veray, directeur du CCAS et du centre social de Semur-en-Auxois.
Un logement accessible toute l’année
« Ce logement à Semur, c’est un plus pour les gens du territoire qui pourraient en avoir besoin et qui peuvent ainsi laisser leur(s) enfant(s) scolarisé(s) ici s’ils en ont et donc les préserver, et ne pas les déraciner. Aussi, cela peut leur permettre de garder leur emploi sur le territoire en restant ici », ajoute le directeur. « Ensuite, au centre social, avec France services, on fait pas mal d’accès aux droits ; on peut aider des gens à retrouver un emploi, etc. On fait le lien entre tous les acteurs du territoire. »
Notons que ce logement, tout comme l’autre que la Ville met à disposition, est labellisé 115 (numéro gratuit d’urgence sociale).
« Ils sont ouverts toute l’année. Et c’est uniquement pour des situations d’urgence. On répond à une urgence à chaque fois », précise Jean-François Noiriat-Veray. « Et pour les deux logements, nous fournissons des colis alimentaires. C’est complémentaire des Restos du Cœur. »
Par sécurité pour les victimes, la localisation du logement n’est pas dévoilée.
Un premier logement déjà en place depuis plusieurs années
Un premier logement d’urgence a déjà été mis en place à Semur-en-Auxois, durant le premier mandat (2014-2020) de Catherine Sadon, maire. Pour ce logement, c’est le centre social qui gère les hébergements et l’accueil des personnes.
« Ce premier logement, c’est un studio. Il est ouvert à tous – cela peut être, par exemple, des gens en séparation, de passage et sans hébergement en période de canicule ou de grand froid. C’est pour une aide ponctuelle. Il est occupé entre 120 et 200 nuits par an », précise Jean-François Noiriat-Veray, directeur du CCAS et du centre social de Semur-en-Auxois.
« On a un taux d’occupation d’à peu près 90 % sur l’année depuis environ 10 ans. D’ailleurs, on a des refus pour ce premier logement ; il nous arrive de ne pas pouvoir répondre à toutes les demandes », ajoute-t-il.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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