
Sur les réseaux sociaux, le député de la circonscription de Brest Pierre-Yves Cadalen a décidé de révéler, ce vendredi 5 septembre 2025, que « l’un des quatre militants agressés samedi dernier à Brest, est [son] compagnon ». « Je l’écris aujourd’hui pour que ces minables sachent qu’il n’y a là aucun secret, que leur violence ne s’abat pas sur un mur de silence, qui bien trop souvent entoure et a massivement enserré les vies homosexuelles. Nos vies ne sont plus ainsi déterminées. Nous ne nous sommes jamais cachés de notre vie commune, mais je n’avais pour autant pas conçu le besoin de l’écrire jusqu’ici : nous sommes dans une société au sein de laquelle l’homophobie a massivement reculé », poursuit-il.
Un compagnon déjà menacé
« Si nous ne réclamons d’évidence aucun statut particulier, et c’est tant mieux, pour le conjoint d’un élu, il est évident que l’agression du concubin ou de la femme d’un maire, d’un adjoint ou d’une vice-présidente de la métropole aurait connu un écho plus puissant. Cet élément a été versé à la plainte. Il est rendu public par ce texte. […] Je ne néglige pas le caractère politique et homophobe de l’agression. Des personnes assez stupides et haineuses pour s’en prendre à une collecte de solidarité le sont certainement pour attaquer quelqu’un en fonction de son orientation sexuelle », indique-t-il. Son compagnon avait déjà été menacé de mort en son nom sur le local du Parti communiste français et sur les murs de la faculté des lettres et sciences humaines de Brest. « Il a déjà été agressé dans la rue par de tels individus. Notre porte d’immeuble a été taguée, ainsi que mon local parlementaire, par des croix gammées, œuvres d’ignobles nazillons ».
« Renvoyé à la condition homosexuelle »
« En politique, la crainte d’être renvoyé à la condition homosexuelle ne tient pas seulement aux violences homophobes qu‘elle suscite, mais aussi à celle d’être enfermé dans une cause restreinte. S’y ajoute l’argument massue : c’est la vie privée, cela n’intéresse personne. Même s’il y résonne comme la crainte d’un effet négatif, cet argument m’a un temps parlé. […] J’imagine toutefois des jeunes personnes LGBT + qui lisent ce texte, peut-être habitant à Brest, à Bohars, Guilers ou Gouesnou. Lire que le député de leur circonscription est gay a sans doute un sens pour eux. Lire que les gays se défendent face aux agressions de l’extrême droite leur sera un motif d’espoir et de lutte », ajoute-t-il.
…
Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
Source: Source
