« Cesser de banaliser le racisme » : visée par des inscriptions haineuses, cette élue de Massy porte plainte

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La haine s’exprime toujours plus facilement quand elle peut le faire anonymement. Samedi 23 août 2025, Hella Kribi-Romdhane, l’une des figures de la gauche locale à Massy (Essonne), tête de liste d’une liste d’union de la gauche aux élections municipales 2020, a découvert un message raciste écrit sur l’une des affiches placardées par les militants de son camp dans le quartier massicois de Villaine, et sur laquelle figure sa photo.

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« Rien à faire en France »

Le message, visiblement écrit au feutre, est le suivant : « Les Algériens en Algérie. Rien à faire en France. Ils se sont battus pour leur indépendance. Alors tu vas y vivre ». Des mots d’une grande violence que l’élue d’opposition du parti Génération. s au conseil municipal de Massy (Essonne) et au conseil régional d’Île-de-France n’a pas tardé à dénoncer sur les réseaux sociaux. « Honte à celles et ceux qui contribuent tous les jours à propager le racisme en banalisant le discours de l’extrême-droite. On ne lâchera rien », écrivait ainsi samedi Hella Kribi-Romdhane sur Facebook.

Sa publication avait immédiatement déclenché une vague de soutien, notamment de militants de gauche, de sympathisants ou encore d’élus locaux. On notera par ailleurs l’ignorance de la personne ayant écrit le message raciste puisqu’Hella Kribi-Romdhane n’a pas d’ascendance algérienne. Ses parents, arrivés à Massy dans les années 1970, sont effectivement issus de Tunisie et du Maroc, comme elle l’explique dans un article pour la revue Politis, mais ils sont de nationalité française. 

Une plainte déposée ce mardi

Mais ce mardi 26 août, l’élue a annoncé avoir donné une suite judiciaire à ces faits via une plainte déposée au commissariat de police de Massy. Elle explique que le panneau sur lequel les inscriptions ont été découvertes se trouve « à quelques mètres » de chez ses parents et devant lequel ses enfants « passent tous les jours », et « cette fois, parce qu’il faut cesser de banaliser le racisme, j’ai souhaité marquer le coup et procéder à un dépôt de plainte ». La conseillère municipale précise que « malheureusement, ce n’est pas la première fois que ce type d’incident intervient ». Elle précise auprès d’actu Essonne que ses affiches ont déjà été marquées de croix gammées, sans compter les mails et courriers « racistes, haineux, sexistes ».

Elle poursuit : « Nous ne devons pas nous habituer au racisme, nous ne devons pas nous habituer aux discriminations. Donc si vous aussi vous avez été victimes d’homophobie, de racisme, d’antisémitisme ou encore d’islamophobie, sachez que vous avez des droits et que vous pouvez aller procéder à un dépôt de plainte. Je le dis d’autant plus que la parole raciste est banalisée, elle est même relayée par un certain nombre de médias et de personnalités politiques », évoquant également « les débats nauséabonds auxquels nous avons pu assister au sein même du gouvernement (qui) permettent aussi que cette parole raciste soit libérée ». Un climat face auquel « nous devons dire stop », martèle-t-elle.

L’élue a bon espoir que la police puisse retrouver le coupable. « Je sais qu’il y a des caméras dans ce secteur-là donc je pense qu’il est possible d’identifier l’auteur. J’ai donné toutes les informations à la police. L’inscription a été faite en journée, dont il y a une forme d’impunité », assure-t-elle.

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Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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