
Le soir du 5 juin, le calme d’une terrasse parisienne dans le 11e arrondissement a été tragiquement interrompu. Deux militantes, fidèles au Rassemblement national et actives au sein du collectif Némésis, savouraient paisiblement leur dîner. Mais cet instant de tranquillité a été brutalement rompu : elles ont été reconnues par un groupe de plus de vingt agresseurs, des militants d’extrême gauche. Très vite, elles se sont retrouvées encerclées, sous les injures et les coups. Alors que le chaos s’installait, la police, bien que rapidement arrivée, s’est heurtée à une résistance inattendue. D’autres militants ont fait barrage, empêchant toute interpellation. Les visages des agresseurs étaient pourtant visibles dans les vidéos et photos enregistrées, certains membres connus de la Jeune Garde et d’autres groupes, mais aucune arrestation n’a suivi.
Le mois suivant, en quête de justice, les victimes, Éléonore et Maëlle, se sont tournées vers le ministère de l’Intérieur, sans réponse concrète selon elles : « Notre dossier aurait été transmis au ministère de la Justice, à la préfecture de police, à la préfecture du Val-de-Marne et à la directrice des libertés publiques et des affaires juridiques, mais aucune avancée », regrettent les plaignantes. « Nous avons demandé la dissolution du groupuscule les AFA Paris-Banlieue au ministère de l’Intérieur, car certains de nos agresseurs ont pu être reconnus comme appartenant à ce groupe », précise Éléonore. L’Action antifasciste Paris-Banlieue (AFAPB) est un groupe d’extrême gauche de la mouvance antifasciste.
Au fil du temps, l’absence de progrès dans l’enquête s’accentue. Chaque jour, les victimes prennent davantage conscience de la menace qui pèse sur leur liberté d’expression, sans justice.
Elles sont désormais suivies jusqu’à leur domicile, devenu le théâtre de dégradations et de menaces
Éléonore a eu la lèvre inférieure déchirée et présente des blessures visibles sur le visage ; Maëlle, quant à elle, est marquée par une côte déplacée. Leurs cicatrices physiques sont le reflet d’un traumatisme plus profond, celui de vivre dans la peur. Elles sont désormais suivies jusqu’à leur domicile, devenu le théâtre de dégradations et de menaces. Apprenant que leurs agresseurs avaient été aperçus à proximité, lors d’une réunion sur le conflit israélo-palestinien, Éléonore et Maëlle ont compris que cet acte de violence n’était pas un incident isolé, mais la manifestation d’un climat politique hostile à leur encontre. L’inaction des autorités révèle une vérité amère : la violence politique semble non seulement tolérée, mais finalement encouragée.
Comment sortir de ce cycle de peur et de violence ? Comment faire face à cet espoir inassouvi de justice ? Déterminées se faire entendre, mais comment ?
Ces agressions, témoins de la violence politique
On se souvient de cette militante du Rassemblement national de la jeunesse (RNJ), dans le Val-de-Marne en avril, qui avait signalé une agression à caractère politique à Paris. La lycéenne avait décrit une scène d’une grande violence, à quelques pas de son domicile de Vitry-sur-Seine, vers 6 heures du matin. Un homme aurait tenté de l’étrangler par derrière. Il aurait fui en criant : « Siamo tutti antifascisti », soit « Nous sommes tous des antifascistes ». Quelles conséquences pour ces actes violents, désormais banalisés sous le prétexte d’antifascisme ?
On ne peut s’empêcher d’évoquer l’agression au couteau de Gilles Dussault, maire de Villeneuve-de-Marc, en Isère, le 6 août dernier. Il a été violemment attaqué devant son domicile par un administré de la commune. Heureusement, son agresseur a été interpellé et mis en examen. Les agressions directes envers les élus se multiplient également, et ce n’est pas faute d’avoir alerté sur cette montée de la violence en tant que maire depuis plusieurs années. Que se passe-t-il alors ? La violence continue. On se souvient de l’agression à Meaux, en avril 2025, de colleurs d’affiches du RN qui avaient été violemment frappés. Aucun des prévenus n’était présent ce lundi 11 août en salle d’audience. Quatre personnes ont été condamnées à de la prison avec sursis. Justice a été rendue.
Cette jouissance de la violence s’épanouit dans l’impunité
En période électorale, les agressions imprègnent le paysage politique comme autant de menaces sur la démocratie. Sur la route des législatives de juin 2024, on se souvient d’un militant du Rassemblement national agressé sur le marché de Talence, ou encore d’une candidate RN violemment agressée sur un marché en Savoie. Des violences également dénoncées par le député sortant LFI Florian Chauche, qui évoquait des agressions physiques et des insultes contre ses équipes. Un retraité a alors été condamné à 105 heures de travaux d’intérêt général pour avoir proféré des injures racistes envers un militant tractant pour un candidat du Nouveau Front populaire. Justice a été rendue.
La colère au cœur de la violence politique ?
Cette violence politique, souvent nourrie par une colère longtemps refoulée dans l’urne, interroge notre démocratie. Les partis politiques, en perte de repères, sont-ils encore capables de transformer cette colère en action constructive ?
Beaucoup de Français rêvent de faire entendre leur colère, leur voix, leurs espoirs, leurs attentes. Mais la colère peut-elle se transformer en action constructive ? Une chose est sûre, c’est que la violence politique n’est pas forcément issue d’une colère. Elle est également devenue gratuite, comme un défouloir, un moment de plaisir pour certains, avouons-le, pas toujours dans une perspective politique : juste le plaisir de frapper. Le plaisir d’humilier. De blesser. D’assouvir ses passions bestiales. De soumettre l’autre à sa propre identité. Cette jouissance de la violence s’épanouit dans l’impunité.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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